LA THEOLOGIE DES SACRIFICATEURS
La théologie des sacrificateurs 2
-Sur les coutumes et traditions ancestrales 5
-Sur la médecine traditionnelle 6
-Sur la Bible et les autres livres sacrés 11
-Sur les droits et obligations civiques 11
-Sur les relations de l’EES avec les autres Églises 12
-Confession de foi ou Credo des Sacrificateurs 14
-La formule finale de la prière 15
Note de la commission théologique 16
La théologie des sacrificateurs
1.Introduction
Dans cette partie, il est question d’expliquer théologiquement certains points essentiels fondés sur les dogmes de l’Église et la vie sociale des membres en rapport avec ma Révélation et avec la doctrine de l’Église.
La théologie des sacrificateurs trouve son fondement sur les textes sacrés (La Révélation de Dieu à KADIMA, les enseignements du prophète, oraux ou écrits), les dogmes sacrificateurs et la tradition sacrificatrice. Elle est formulée et mise sur pied par moi-même, Prophète révélé que je suis. D’où, je reste le Fondateur de la doctrine et de la théologie des sacrificateurs.
L’Église Évangélique des Sacrificateurs défend une approche doctrinale foncièrement différente par rapport aux positions doctrino-théologiques de la plupart des Églises : la Parousie, qui constitue le pivot de toute espérance pour chrétienne, est une réalité vivante et sémérologique pour l’Église Évangelique des Sacrificateurs tandis qu’elle reste une promesse eschatologique pour d’autres Églises.
Pour l’Église Évangélique des Sacrificateurs, la Parousie est déjà accomplie, le Christ est déjà de retour sur la terre, incarné dans l’Esprit du Souverain Sacrificateur KADIMA. C’est cela la base de la doctrine et de la théologie des sacrificateurs.
La théologie des sacrificateurs reconnaît, accepte et soutient que Dieu le Père, Éternel des Armées, est le créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible. Il est le Dieu des prophètes des temps anciens et des temps modernes. Il se manifeste aux hommes à travers leurs semblables ; d’où, depuis la nuit des temps Dieu s’est révélé et continue de se révéler aux hommes sans distinction de race, de sexe, de rang social, etc.
2. position théologique de l’église vis-à-vis de certaines questions importantes de la vie
-Sur le mariage
Le mariage se définit d’une manière générale comme une union, une alliance légitime d’un homme et d’une femme basée sur l’amour.
L’Église Évangélique des sacrificateurs admet que le mariage est une institution divine selon qu’il est écrit dans les Saintes Écritures que : « Dieu créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez… » Gen.1.27-28
Et plus loin, « Mais au commencement de la création, Dieu fit l’homme et la femme ; c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. » Marc 10.6-8
D’autre part, l’Église Évangélique des Sacrificateurs considère que le mariage et sa conséquence : « la procréation », sont la volonté de Dieu. « Et vous, soyez féconds et multipliez, répandez-vous sur la terre et multipliez sur elle ». Gen.9.7
Par ailleurs, dans la Révélation de Dieu au prophète KADIMA, Dieu renchérit cette volonté de procréation en remerciant KADIMA en ces termes : « Mon Fils, toi et ton épouse merci pour le service de la procréation que vous m’avez rendue ». RDK3.8. Plus loin, avant de lui confier sa mission, il lui dit : appelle ta femme et tes enfants ». RDK3.11
C’est ainsi que l’Église Évangélique des Sacrificateurs, pour pérenniser cette volonté du Créateur, a consacré le mariage qui est un acte d’une importance historique indéniable par lequel l’homme et la femme sont unis devant Dieu et devant les hommes et la femme sont unis devant Dieu et devant les hommes par l’Église pour poursuivre l’œuvre de procréation.
Selon la théologie des sacrificateurs, l’Église ne se mêle pas dans le choix d’un conjoint ou d’une conjointe ; cela relève de l’intime conviction et la décision personnelle de chaque personne qui désire embrasser la vie conjugale. Elle ne détermine pas non plus le moment auquel telle ou telle personne doit se marier, et encore moins la forme du mariage.
Toutefois, l’Église, dans sa mission d’éducatrice et de conseillère, organise des cours d’initiation à la vie destinés aux personnes qui aspirent au mariage et aux couples mariés dans le but d’assurer la stabilité conjugale. C’est dans cette optique qu’elle choisit, en concertation avec les futurs mariés, un couple d’encadreurs ayant réussi l’expérience de la vie conjugale en vue d’encadrer les fiancés, et ce, à toutes les étapes du mariage.
Le mariage est célébré officiellement par un ministre de Culte désigné par l’Église et obligatoirement au cours d’un culte spécial conformément au programme et à la liturgie circonstancielle. Les mariés ont le privilège de se choisir librement les parrains, sacrificateurs ou non, dans le cadre de l’organisation et de la cérémonie du mariage.
La communauté des fidèles est informée à l’avance de la célébration dudit culte et des identités des fiancés. Le mariage secret, le mariage de raison, le mariage en blanc, le mariage par procuration, etc., ne sont pas pratiqués au sein de l’Église.
La célébration du mariage religieux est conditionnée et précédée par la finalisation du mariage coutumier, c’est-à-dire le versement de la dot ou l’arrangement entre les deux familles tandis que le mariage civil doit avoir lieu avant ou après le mariage religieux ; cela dépend de la volonté ou de la décision des familles des mariés.
Les époux ont l’obligation morale et sacerdotale de s’aimer sincèrement et mutuellement, et de rester unis dans la fidélité toute la pour le meilleur et pour le pire. Ayant juré amour et fidélité mutuels l’un envers l’autre, les époux-sacrificateurs ont l’obligation morale de s’abstenir de l’infidélité.
La pratique matrimoniale étant différente d’une société à une autre selon sa culture, ses coutumes, ses traditions, son mode de célébration de mariage, de la forme et de la valeur de la dot, etc. L’Église Évangélique des Sacrificateurs respecte les exigences coutumières normales socialement reconnues et propres à chaque société, à chaque tribu pour la légitimation du mariage dans la mesure où celles-ci ne vont pas à l’encontre de la doctrine de l’Église, de la morale universelle et de bonnes vie et mœurs.
L’Église ne peut accepter de bénir le mariage qu’après la preuve que toutes les formalités d’usage ont été remplies au niveau des familles des fiancés. Les relations sexuelles avant la bénédiction du mariage sont interdites. Toutefois, en cas de manquement, l’Église se réserve le droit de statuer conformément à son éthique.
Toutefois, le couple dont le mariage est déjà béni par l’Église peut déjà cohabiter, s’il le veut, en attendant la célébration au cours d’un culte officiel.
Donc la bénédiction du mariage est un acte sacerdotal par lequel les piliers de l’Église, préalablement désignés, bénissent les fiancés après les formalités dotales d’usage au niveau des familles en leur imposant les mains et en bénissant leur nouvelle demeure.
La célébration du mariage, elle, est une cérémonie solennelle organisée au cours d’un culte spécial pour présenter officiellement les mariés devant Dieu et devant la communauté des fidèles. Le port de la bague n’est pas obligatoire pour symboliser l’alliance. De même du port d’une tenue appropriée n’est pas exigée.
Certaines pratiques ancestrales sont incompatibles avec la liturgie du mariage comme prévu par l’Église Évangélique des Sacrificateurs. Il est donc interdit aux sacrificateurs de recourir à de telles pratiques. Le mariage unit en chair et en esprit l’homme et la femme pour la vie dans le but de la procréation. C’est cela la volonté du Créateur.
Le mariage du Souverain Sacrificateur KADIMA avec la vénérable mère LUSE KANUSHIPI reste donc un modèle de mariage pour tout le peuple sacrificateur des générations actuelles et à venir. Car, reconnu par Dieu au cours de la Révélation et caractérisé par un demi-siècle de vie commune marquée par l’amour mutuel, la fidélité, la confiance, la complémentarité, la stabilité conjugale. Le mariage du Prophète détermine donc la forme de mariage reconnue par l’Église : le mariage monogamique.
–Sur le célibat
Sur ce point, la position théologique de l’Église Évangelique des Sacrificateurs est que Dieu appelle à son sacerdoce les personnes mariées et celles qui ne le sont pas, c’est-à-dire des célibataires. Dans l’Ancien Testament, il y a eu des prophètes de Dieu mariés et célibataires ; et parmi les douze apôtres de Jésus-Christ, les uns étaient mariés, les autres ne l’étaient pas.
Ainsi, le célibat ne constitue pas un handicap pour une personne appelée de Dieu de pouvoir exercer son sacerdoce ou son ministère. L’Église n’impose pas le célibat à ses membres ou à ses ministres qui exercent des responsabilités sacerdotales en son sein.
Toutefois, pour des raisons d’intégrité morale et pour être à l’abri des tentations sexuelles ou des soupçons, l’Église recommande aux ministres de Dieu, c’est-à-dire aux responsables que chacun ait sa femme et chaque femme ait son mari.
-Sur la polygamie
L’Église Évangélique des Sacrificateurs reconnaît une seule forme d’union matrimoniale instituée par Dieu, il s’agit du mariage monogamique. De ce fait, l’Église condamne la polygamie. Elle la considère comme une « maladie spirituelle » qu’il faut soigner spirituellement.
L’Église Évangélique des Sacrificateurs reconnaît également que la polygamie porte atteinte à la dignité de la femme et elle est, dans la plupart des cas, source évidente des difficultés d’ordre social et moral dans la vie des couples.
Cependant, il est aussi un fait que la polygamie ne date pas d’aujourd’hui. Dans la vie des hommes, dans toutes les sociétés humaines, de l’Ancien ou du Nouveau Testament, et dans nos sociétés actuelles, la polygamie a toujours existé et existe encore. Les polygames sont des personnes, des créatures de Dieu, qui ont aussi besoin du salut et de la grâce de Dieu.
Pour cela, l’Église Évangélique des Sacrificateurs accepte les polygames qui, par vocation et par foi, viennent à l’Église à la recherche du salut. Le salut vient de la foi, qu’il s’agisse de célibataires ou de mariés, de monogames ou de polygames, de riches ou de pauvres, de vieux ou de jeunes, des hommes ou des femmes. Le Dieu de KADIMA est un Dieu de grâce, d’amour et de miséricorde qui accueille tout celui qui se repentit et vient à lui dans le but d’obtenir le salut.
Donc, l’Église Évangelique des Sacrificateurs affiche une attitude de tolérance et accepte les polygames tels qu’ils sont sauf qu’une fois convertis, baptisés et incorporés dans la famille des enfants de Dieu, ils ne peuvent plus ajouter une ou d’autres femmes en plus des premières.
La polyandrie est interdite. Donc, l’Église Évangélique des Sacrificateurs condamne la polygamie, en revanche, accepte les polygames en quête du salut divin.
-Sur le divorce.
Selon la tradition sacrificatrice, le véritable mariage, expression de la volonté divine, ne peut aboutir un jour à la rupture, quelles que soient les raisons ou les circonstances, parce que voulues par Dieu. L’exemple du mariage du Souverain Sacrificateur KADIMA et de la Révérende Sacrificatrice LUSE en est un.
Cependant, dans la praxis conjugale des couples, on constate parfois des cas de rupture de mariage de facto décidés, à tort ou à raison, par les conjoints ou par leurs familles pour divers motifs ; infidélité, incompréhension, mésentente, trahison, incompatibilité de caractères, etc.
Devant de tels cas, l’Église joue le rôle de conseillère et procède à de longues tentatives de médiation et de réconciliation des époux pour remettre de l’harmonie dans les foyers. En cas d’échec de ces tentatives, l’Église ne prononce aucunement le divorce ou la rupture du mariage, mais elle se limite à constater que telles personnes ne vivent plus comme mari et femme.
Il est aussi un fait qu’il existe des mariages qui ne découlent pas de la volonté de Dieu, mais arrangés par les esprits malins ; décidés sans le consentement des ou d’un des époux ; les mariages fantaisistes ; les mariages précoces ; les mariages contre nature, etc., qui, à la longue, peuvent finir par se casser.
Il est également une évidence que Dieu est capable de transformer un mariage selon la volonté humaine en un mariage selon la volonté divine.
Donc l’Église ne souhaite pas que les couples sacrificateurs mariés arrivent à se séparer un jour. Mais, si tel est le cas, elle déploiera tous ses efforts pour réconcilier les conjoints ; et en cas d’échec, elle se limitera à constater les faits sans prononcer le divorce, car elle n’en a ni le droit ni la compétence.
-Sur les coutumes et traditions ancestrales
Les coutumes et traditions sont à la fois des instruments de cohésion sociale et des modes de régulations sociales qui conservent soit largement, soit la plupart du temps, une prédominance dans la vie sociale des nombreuses sociétés africaines. Toutefois, les coutumes et traditions n’ont pas toujours un impact social positif sur les populations.
C’est pourquoi l’Église Évangélique des Sacrificateurs respecte les coutumes et traditions qui militent en faveur de la promotion des valeurs humaines et condamne celles qui déshumanisent et enfreignent les valeurs morales, spirituelles et humaines. De telles coutumes sont substituées par la tradition sacrificatrice basée sur la Parole de Dieu et traduite par les rites de prière et d’imposition des mains, c’est-à-dire par la délivrance.
La tradition sacrificatrice libère donc l’homme sacrificateur de l’emprise coutumière et le rétablit dans la grâce divine. Toutes les coutumes et traditions ancestrales n’étant pas les mêmes dans toutes les sociétés, l’Église Évangelique des Sacrificateurs tient compte de la relativité de celles-ci et apprécie, selon les cas et les sociétés, celles qui peuvent être tolérées et celles qui doivent absolument être abolies.
–Sur la médecine traditionnelle
La médecine traditionnelle est considérée comme l’utilisation ou l’application des plantes végétales, les substances animales emportant la valeur thérapeutique, leur état naturel, en vue de soulager les maladies.
Prise dans cette acception, l’Église Évangelique des Sacrificateurs accepte son utilisation. Cependant, elle la prohibe lorsqu’elle est subordonnée à un cérémonial mystérieux, un rite secret, à un pouvoir extraordinaire magique quelconque. Quant à la consultation des tradipraticiens, l’Église Évangélique des Sacrificateurs ne l’autorise que dans la mesure où elle reflète l’orthodoxie développée ci-haut.
-Sur l’homosexualité
La seule forme d’union matrimoniale reconnue par la doctrine sacrificatrice est le mariage monogamique hétérosexuel. L’homosexualité, sous toutes ses formes, est condamnable et interdite aux sacrificateurs. Qu’il s’agisse de l’homosexualité masculine, « la pédérastie », ou de l’homosexualité féminine, « le lesbianisme ou le saphisme ».
-Sur la contraception
L’Église Évangélique des Sacrificateurs considère la contraception comme un ensemble de moyens utilisés pour rendre les rapports sexuels temporairement inféconds, dans un foyer, chez l’homme tout comme chez la femme, de communs accords, dans le but de réguler les naissances. Dans ce sens, l’Église tolère l’utilisation des méthodes contraceptives, mais condamne toutes celles qui suppriment la vie après la fécondation des cellules procréatrices.
L’Église conseille que cette utilisation soit soumise à l’avis préalable des médecins ou des personnes qualifiées et compétentes du domaine médical pour éviter des abus ou des conséquences néfastes.
-Sur l’avortement
L’Église Évangélique des Sacrificateurs condamne énergiquement toute interruption volontaire de grossesse, car elle constitue en principe un meurtre et est contraire à la volonté divine. Mais, dans les circonstances exceptionnelles, c’est-à-dire par exemple dans le cas où l’interruption de grossesse est décidée par un médecin en raison de l’anomalie ou de la malformation congénitale du fœtus ou dans le cas où la grossesse met en danger la vie de la mère, l’Église peut tolérer que l’avortement ait lieu.
-Sur le clonage
L’Église Évangélique des Sacrificateurs s’oppose avec véhémence au clonage humain et le condamne fermement, quelles que soient la forme qu’il peut prendre ou les raisons qui peuvent être avancées pour le justifier, car il va à l’encontre de la volonté de Dieu sur la procréation.
-Sur le transsexualisme
Le transsexualisme est un procédé médical par lequel un homme ou une femme non contente de sa pristine nature recourt à un traitement chirurgical en vue de modifier son anatomie. L’Église Évangélique des Sacrificateurs condamne ce procédé odieux sous toutes ses formes.
–Sur la sorcellerie
L’Église Évangélique des Sacrificateurs considère la sorcellerie, sous toutes ses formes, non seulement comme un phénomène social, mais aussi et surtout comme une force spirituelle maléfique, nuisible qui est le fondement de tous les maux.
Cependant, celle-ci n’a aucun effet sur le pouvoir que Dieu a incarné dans son Fils, le Souverain Sacrificateur KADIMA. Aussi, l’Église Évangélique des Sacrificateurs recommande-t-elle à tous les fidèles sacrificateurs la pratique permanente de la sainteté et de la prière pour anéantir cette force.
–Sur la mort
La mort se définit comme la cessation définitive de la vie. Il s’agit ici de la mort physique et de la vie sur la terre. Cette séparation définitive du mort d’avec ses intimes et ses biens est la cause des sentiments les plus affligeants comme le chagrin, la tristesse, la peur, la désolation, le désespoir, etc., sentiments qui, très souvent, poussent à la haine, à des crimes, à des pratiques fétichistes, aux dislocations des familles, à de continuels procès et à des imputations de la sorcellerie.
Ce comportement s’explique par le fait que, malgré les sciences et les techniques modernes dans le domaine de la médecine, la mort est demeurée l’énigme la plus sophistiquée de la vie de l’homme. Elle n’épargne ni princes, ni sujets, ni savants, ni ignorants, ni pasteurs, ni fidèles, ni sorciers, ni féticheurs, ni prophète, ni le Messie lui-même. Tout être vivant est soumis à la loi de la mort physique.
Si la mort est une énigme pour l’homme, elle n’est cependant pas un mystère pour Dieu. Néanmoins, bien qu’elle soit considérée comme un phénomène socialement négatif, les courants philosophico religieux de tous les temps ont toujours affirmé que la mort physique n’est qu’un passage d’une vie à une autre.
Ceci est aussi vrai pour les sociétés traditionnelles africaines, particulièrement la société traditionnelle bantoue qui, non seulement, croit à la survie de l’homme, mais est convaincue que les morts habitent toujours avec leurs familles vivantes. Ils sont consultés, sollicités et associés à la solution des problèmes qui se posent à leur descendance. Selon cette conception, l’intervention des morts est certaine et perçue d’une manière concrète.
Selon la doctrine des sacrificateurs, la mort physique est une mutation au sens d’un changement d’affectation ou d’adresse. Pour que l’ordre de mutation soit exécuté, il est indispensable que l’agent ait un moyen de déplacement. C’est alors que la mort devient un moyen de transport spatial. D’où, la mort fait partie de la vie. Les moyens de déplacement sur terre diffèrent d’un individu à l’autre en fonction de son rang social et/ou de ses possibilités matérielles.
De même, dans le monde spirituel, les moyens de transport affectés à cette mutation diffèrent d’une personne à une autre selon la volonté de Dieu. La mort physique est une loi divine immuable qui constitue un pont vers l’autre rive, c’est-à-dire un passage obligé pour accéder à la vie spirituelle, loi sans laquelle aucune mutation ne serait possible.
Donc, la mort n’arrête pas la vie, elle ouvre la porte d’une autre vie. C’est en application de cette loi que toute personne est soumise à la mort physique. Voilà, Jésus en tant qu’homme, n’a pas échappé à cette règle.
Comme le déclare la Bible, il y a un temps pour naître et un temps pour mourir. Ainsi, la naissance et la mort sont complémentaires. Ces deux phénomènes sont comparables au principe de la comptabilité à partie double selon lequel il n’y a pas de crédit sans débit. Par chaque naissance, la population mondiale est créditée tandis qu’à chaque mort, elle est débitée.
Ce cycle rotatoire de naissance-mort ou venue-départ est une mutation interplanétaire des esprits. La Sacrificature vient instruire l’humanité du bien-fondé de la mort physique en remplaçant les sentiments de désespoir que celle-ci a provoqués parmi les hommes par les sentiments de joie.
Le mystère de la mort sera dévoilé. L’homme saura d’où il vient, ce qu’il vient sur la terre et pour combien de temps, où il va et dans quelles conditions ; et l’humanité s’en réjouira, car elle aura découvert non seulement le mystère de la mort, mais aussi la positivité et l’importance de la mort : une autre vie qu’elle rend possible.
–Sur la résurrection
Il n’existe pas dans la Bible un terme réservé à l’idée de résurrection. Dans le Nouveau Testament, le verbe le plus fréquent « egeirien », présente la résurrection de Jésus et des morts principalement comme un acte de puissance de Dieu, tandis qu’un autre verbe « anistanai », qui signifie littéralement « se lever, se dresser », la présente plutôt comme une victoire de la vie sur la mort.
Ceux qui ont étudié l’histoire et la culture biblique ont pu remarquer que la notion même de la résurrection n’est pas originaire de la théologie juive. Nombreuses doctrines de résurrection caractérisent les anciennes religions du Proche-Orient (Osiris en Égypte, Tamus à Babylone, Attis en Asie Mineure). Ce drame cosmique était lié au processus des saisons dont dépendait la fécondité végétale, le tout lié au rythme de la renaissance des divinités et des esprits.
Toutes les opinions sont d’accord sur le fait que, pour le développement de cette doctrine, le Nouveau Testament a subi l’influence des religions environnantes.
Une chose est certaine, on ne ressuscite pas ce corps corruptible. Le corps qui revient à la vie est un corps spirituel, un corps glorifié. Pour preuve, que l’on se souvienne de l’anecdote des saints ressuscités à Jérusalem après le tremblement de terre qui a accompagné la mort et la résurrection du seigneur Jésus-Christ. Ces corps ressuscités habitèrent-ils avec les hommes ? Regagnèrent-ils leurs tombes pour attendre la grande résurrection ? S’envolèrent-ils pour rejoindre ou précéder le seigneur au ciel ? En tout cas, la Bible reste muette à ce sujet. Néanmoins, un fait est certain : ils n’étaient pas ressuscités pour reprendre leur place dans la société des hommes. Cet acte était spirituel, comparable à la transfiguration en vue de manifester la gloire de Dieu.
Dans son enseignement, Jésus-Christ a confirmé cette théorie de résurrection spirituelle en prenant l’exemple d’Abraham, d’Isaac et de Jacob quand il dit : Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants. » La doctrine des sacrificateurs considère la mort physique comme un sujet de joie tandis que la mort qui est redoutable, c’est le péché qui doit être exterminé sur toute la surface de la Terre.
Ainsi, l’humanité entière se réjouira de l’offre divine de la résurrection et se moquera de la mort en disant : « Morte, où est ta victoire ? » C’est là la première résurrection, autrement dit « la victoire sur le mal. »
Donc selon la doctrine des sacrificateurs, un mort c’est quelqu’un qui vit dans le péché, sous la servitude du Satan, qui ne connaît pas Dieu tandis que la résurrection, c’est sa conversion, son abandon de l’état pécheur, c’est-à-dire sa victoire sur la servitude satanique dont il était captif.
–Sur la réincarnation
La réincarnation est un acte par lequel un esprit vient revivre sous une nouvelle forme corporelle. Cette doctrine se retrouve d’une manière nette et explicite dans la Bible. Elle est pourtant souvent négligée dans l’enseignement chrétien moderne.
Dans l’Ancien Testament, la théologie de la réincarnation était très bien connue par le fait que les Juifs attendaient le retour des grands prophètes tels que Moïse, Élie, Jérémie, David, et. Cet espoir se traduit par la réincarnation.
Dans le Nouveau Testament, bien que cet enseignement ne soit pas très répandu, mais il a été confirmé par Jésus-Christ lorsqu’il parlait de Jean-Baptiste comme Élie revenu sous une autre forme humaine. Les Juifs, contemporains de Jésus, croyaient en cette doctrine étant donné qu’ils prenaient Jésus pour Jean-Baptiste, Jérémie, Élie ou un autre ancien prophète.
L’idée de la réincarnation n’est pas étrangère à la tradition africaine ou asiatique. Jusqu’à présent, cette tradition est toujours en vigueur. Les Africains constatent la réincarnation de leurs ancêtres à partir des signes physiques ou moraux sur les corps ou dans le comportement de leurs descendants.
La doctrine des sacrificateurs reconnaît et accepte la théorie de la réincarnation. Le Souverain Sacrificateur KADIMA lui-même est la réincarnation de l’Esprit christique. L’Esprit du Christ qui était en Jésus de Nazareth s’est réincarné dans le corps physique de KADIMA de Kananga par le processus divin de la Révélation.
La plupart des sacrificateurs et même des hommes sur la terre sont la réincarnation des esprits qui ont existé sur cette terre dans les temps anciens ; sauf que la réincarnation reste un mystère pour les humains. Au sein de l’Église Évangélique des Sacrificateurs, Dieu dévoile déjà ce mystère à travers des prophéties.
-Sur l’enlèvement
Lorsque l’on parle de l’enlèvement, la question qui vient directement à l’esprit est de savoir « pourquoi et vers où ? ». Cette question s’avère certes délicate dans la mesure où la thèse de l’enlèvement implique la notion du ciel vers lequel les esprits des défunts ou même des hommes se rendraient pour rejoindre Jésus. Or, tous les dictionnaires théologiques sont unanimes à trouver erronée la tradition qui veut que le ciel est la demeure de Dieu.
En fait, la théologie biblique présente le ciel comme étant la manifestation de la puissance et de la gloire de Dieu. Vu sous cet angle, l’enlèvement signifierait plutôt l’acte spirituel par lequel Dieu associe les esprits des hommes à la gloire de sa présence.
Selon la doctrine des sacrificateurs, l’enlèvement n’est pas entendu dans le sens de rencontrer Dieu dans les airs, mais il est considéré comme un état permanent de sainteté dans lequel vivent les sacrificateurs tous les jours ici sur terre grâce au sacrifice de sanctification.
-Sur la fin du monde
À longueur des siècles, plusieurs hypothèses, pour la plupart erronées, ont champignonné sur la fertilité du terrain des spéculations autour du vaste thème de la fin du monde. Pourtant, Dieu n’a jamais envisagé la fin de ce monde matériel qu’il a lui-même créé et trouvé parfait selon qu’il est écrit dans le récit de la création.
Dans tous les oracles divins faits dans ce sens, c’est toujours l’homme qui est visé. Le monde qui s’est rebellé contre Dieu, c’est l’homme ; le monde qui est corrompu, c’est l’homme. C’est à l’homme et pour l’homme que tous les prophètes ont été envoyés. C’est toujours pour l’homme que les religions ont été fondées.
Les nouveaux cieux et la nouvelle terre promise, ce sont de nouvelles relations entre Dieu et l’humanité dans le monde de sainteté permanente.
Selon la doctrine sacrificatrice, la fin du monde, c’est la fin effective et définitive du péché qui va replacer l’homme dans l’harmonie originelle interrompue par sa chute afin que s’accomplisse la prière « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » ; et non la fin de ce monde considéré comme espace vital de l’homme.
-Sur la vie éternelle
Selon la doctrine des Sacrificateurs, la vie éternelle c’est l’état permanent de sainteté de l’esprit que subit le sacrificateur au cours de son existence sur la terre et qui l’accompagnera jusque dans l’au-delà.
La vie éternelle, c’est la sainteté sans frontières, ce sont les bonnes œuvres d’un enfant de Dieu. On la commence ici sur terre à partir du moment où on se repentit, on se convertit, on devient une nouvelle créature de Dieu, on la vit ici sur terre et après la mort physique, elle continue dans l’autre monde.
L’apocalypse ne dit-elle pas que sont heureux les morts qui meurent dans le seigneur, car leurs bonnes œuvres les accompagneront.
–Sur l’enfer
Commandement ses sacrificateurs ne croient pas à l’existence de l’enfer tel qu’il est expliqué par certaines doctrines chrétiennes, c’est-à-dire lieu destiné au supplice des damnés où vont les méchants impénitents qui ont ou auront refusé de croire au seigneur Jésus et d’obéir à ses commandements.
L’enfer ne peut être compris que comme monde ou état corrompu dans lequel évoluent les pécheurs, c’est-à-dire le monde des pécheurs, qu’il soit petit ou grand, sur la terre et dans l’au-delà. Par exemple, le monde des malfaiteurs, des ivrognes, des prostitués, des bandits, des jaloux, des menteurs, des sorciers, des féticheurs, des escrocs, etc., de tous ceux qui commettent des péchés, c’est cela l’enfer.
–Sur la Bible et les autres livres sacrés
La doctrine des sacrificateurs reconnaît le caractère sacré de la Bible et la considère comme la Parole de Dieu dans la mesure où elle est la compilation des révélations divines à des hommes, à des époques et dans des contextes différents.
Comme il est souligné dans cet ouvrage, la Bible ne constitue pas le document de base de l’enseignement des sacrificateurs ; mais elle est « une autorité de référence et de comparaison ». Dieu étant le même hier, aujourd’hui et éternellement, il agit de la même manière vis-à-vis de ses enfants, de son peuple.
Les sacrificateurs comparent l’histoire religieuse du peuple d’Israël, les merveilles que Dieu a faites à ses élus, les joies et les peines, les malheurs et les bonheurs des serviteurs de Dieu, les miracles, les conversions, les exhortations, etc., consignées dans la Bible avec ce qu’ils vivent eux actuellement sous la conduite de l’Esprit du Souverain Sacrificateur. Et la doctrine des sacrificateurs arrive à la conclusion que ce que Dieu a fait avec son peuple dans la Bible, il le fait aujourd’hui avec le Souverain Sacrificateur KADIMA et avec les sacrificateurs.
L’Église Évangélique des Sacrificateurs respecte tous les livres dits sacrés qui contiennent la révélation de Dieu aux prophètes tels le Coran et tant d’autres. Réciproquement, elle exige le respect de son livre sacré, la Révélation de Dieu à KADIMA, Souverain Sacrificateur.
–Sur les droits et obligations civiques
En vertu des obligations civiques, l’Église Évangélique des Sacrificateurs n’interdit pas que les sacrificateurs jouissent de leurs droits civiques. Ils sont donc libres, en tant que citoyens, de fonder ou d’adhérer à des partis politiques ou d’exercer les fonctions politiques. Ils peuvent faire le service militaire en tant que devoir civique.
L’Église Évangélique des Sacrificateurs est partisane de la paix et de la non-violence. Elle condamne énergiquement l’injustice, l’oppression, la corruption, le racisme, le tribalisme, l’égoïsme ainsi que la violence sous toutes ses formes, et particulièrement les guerres : d’agression, de conquête, tribale, ethnique, etc., et invite les sacrificateurs à s’abstenir d’être engagés dans de telles guerres.
Dans ce cas, l’Église Évangélique des Sacrificateurs a l’obligation d’accorder son soutien tant moral, spirituel que matériel aux sacrificateurs qui refusent de participer à de telles guerres. Les sacrificateurs sont astreints à payer l’impôt et les taxes de l’État, à respecter le drapeau et l’hymne nationaux.
-Sur les Pouvoirs publics
L’Église Évangélique des Sacrificateurs condamne toutes structures gouvernementales fondées sur le racisme, le tribalisme, l’exclusion et sur la domination de la majorité de la population par une minorité. Elle encourage toute action politique qui vise l’unité nationale, la cohésion sociale, l’intégrité territoriale et la promotion des valeurs spirituelles, morales et culturelles de la société.
L’Église Évangélique des Sacrificateurs souscrit à la Déclaration universelle des Droits de l’homme, à la Convention sur les Droits de la femme, à la Déclaration des Droits de l’Enfant et aux principes qui régissent l’Organisation des Nations Unies.
–Sur les relations de l’EES avec les autres Églises
L’Église Évangélique des Sacrificateurs respecte toute Église, toute confession religieuse qui a foi en Dieu, qu’elle soit chrétienne ou non chrétienne, dans la mesure où elle a sa croyance en Dieu, Éternel des Armées, Créateur du ciel et de la terre, et comme fondement les principes divins.
Elle respecte la doctrine de chaque Église et n’y porte aucun jugement de valeur, car Dieu seul est juge. L’Église Évangélique des Sacrificateurs a les bras ouverts et tendus à toute Église ou communauté religieuse qui veut coopérer avec elle dans différents domaines de la vie à condition bien entendu qu’elle respecte sa doctrine et sa théologie. L’Église Évangelique des Sacrificateurs entretient de bons rapports avec les autres Églises.
3. Les principes moraux et l’éthique des sacrificateurs
L’éthique des sacrificateurs est basée sur la pratique de la sainteté qui est la règle d’or. Elle exige tout sacrificateur, quels que soient son âge, sa position au sein de l’Église ou sociale, son sexe, sa nationalité, son rang social, son ancienneté au sein de l’Église de mettre rigoureusement en application la loi de la sainteté.
L’éthique des sacrificateurs recommande à tout sacrificateur d’aimer son semblable et de lui exprimer sa joie en tout temps et en toute circonstance comme l’exige la prière parousiale : « … donne-nous ta joie et l’esprit d’amour… »
Il n’existe pas de tabous ou d’interdit alimentaires au sein de l’Église Évangélique des Sacrificateurs, sauf si l’Esprit de Dieu interdit à un sacrificateur un aliment quelconque, il est obligé de respecter cette exigence, mais cela constituerait un cas individuel à ne pas généraliser.
L’éthique des sacrificateurs interdit aux sacrificateurs de :
- Prendre ou de vendre des boissons alcooliques ;
- Fumer, de se droguer ou de pratiquer le commerce du tabac ;
- Rendre le mal pour le mal ;
- Avoir des « relations coupables » avant et hors mariage ;
- Porter des tenues indécentes, particulièrement transparentes ou qui exposent les parties intimes du corps ou presque tout le corps ;
- Recourir aux talismans, aux pratiques fétichistes, à la magie, à la divination ;
- Danser de la musique mondaine indécente ;
- Se faire des scarifications ou des tatouages ;
- Faire partie de toute société secrète ;
- S’adonner à toute activité lucrative le vendredi, jour du Seigneur ;
- S’assujettir à la paresse, à l’oisiveté et à la mendicité ;
Cependant, elle exige tout sacrificateur de :
- Respecter les biens d’autrui et les biens publics ;
- Respecter les lois du pays ;
- Respecter toutes les autorités tant civiles que militaires à tous les niveaux ;
- Respecter les autorités coutumières ;
- Respecter la Révélation de Dieu à KADIMA, d’en posséder, de la défendre et de la protéger par tous les moyens contre toute profanation ;
- Perpétuer la mémoire du Prophète et de contribuer spirituellement et matériellement à la grandissime œuvre laissée qu’est l’Église Évangélique des Sacrificateurs dont il est architecte ;
- Respecter les membres de la Famille du Souverain Sacrificateur KADIMA, les organes et les autorités de l’Église ;
- Respecter les membres et autorités religieuses des autres Églises ;
- Respecter les règles de bonnes conduite et mœurs ;
- Respecter les règles d’hygiène ;
- Renoncer sans violence aux valeurs culturelles, ancestrales ou modernes, incompatibles avec la loi de la sainteté et avec la doctrine sacrificatrice telle : offrir de la nourriture aux esprits des morts sous prétexte de « respect de la tradition » ou danser côte à côte avec sa belle-mère sous prétexte de la modernité ;
- Respecter les règles de savoir-vivre en société ;
- Respecter l’identité culturelle de chaque groupe humain, pour cela la connaissance de l’anthropologie sociale et culturelle de la société à laquelle l’on se propose d’apporter le message parousial est un préalable non négligeable.
4. La prière
La prière est sans doute ce mouvement de l’âme qui tend à une communication spirituelle avec Dieu. Elle est également la suite des formules exprimant ce mouvement de l’âme et consacrées par une liturgie, un culte. Bref, la prière s’entend comme un dialogue communicationnel entre l’homme et Dieu, ou encore une demande que l’homme fait à Dieu en adoptant une attitude particulière de concentration.
Il existe plusieurs types de prières dites individuellement ou en communauté suivant diverses circonstances. Par exemple : la prière d’action de grâce, la prière de confession, l’oraison funèbre, l’acte de contrition, etc.
Il n’existe pas de prière stéréotypée que doivent réciter les sacrificateurs pour entrer en communication avec Dieu nonobstant les prières liturgiques et particulièrement la prière parousiale.
–Prière Parousiale
Notre Père qui était aux cieux ;
Et qui es descendu sur la terre parmi nous ;
À travers ton Fils,
Le Souverain Sacrificateur KADIMA.
Que ton nom soit sanctifié.
Donne-nous ta joie et l’esprit d’amour ;
Afin que nous soyons saints
Comme toi et ton Fils.
Donne-nous la force de vaincre le Satan (le mal)
Pour des siècles et des siècles. Amen.
–Confession de foi ou Credo des Sacrificateurs
Nous T’avons vu ;
Nous T’avons connu ;
C’est toi, nous T’avons accepté.
La confession de la foi ou Credo des sacrificateurs est une profession de foi qui introduit généralement une prière.
Elle peut être récitée ou chantée.
Sa version chantée s’appelle « Chanson d’allégresse de l’univers » et se présente de la manière suivante :
Il y a une confession universelle
Pour tout le monde
Pour toutes les créatures
Ils disent « nous l’avons vu,
Nous l’avons connu,
C’est lui,
Nous l’acceptons.
Il a une mission
Qui a mis fin à la mission de Jésus-Christ.
Il est venu,
Il est le dernier.
Il régnera sur le monde.
Il est le pacificateur promis.
Il régnera à jamais,
Nous disons :
Nous T’avons vu ;
Nous T’avons connu ;
C’est toi, nous T’avons accepté.
–Les moments de prière
Les sacrificateurs sont tenus de prier en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance ; ils ont par ailleurs des moments indiqués, fichés, de prière, et en particulier à 6 heures, à 9 heures, à 12 heures, à 15 heures, à 18 heures, à 21 heures et à 0 heure.
Il peut et doit prier avant de manger ou de boire, de commencer son travail, avant et après toute réunion ou toute rencontre entre enfants de Dieu, etc.
-La formule finale de la prière
Les sacrificateurs adressent leurs prières à Dieu le Père, éternel des armées, Dieu des prophètes, à travers son Fils, le Souverain Sacrificateur KADIMA.
C’est pourquoi la prière des sacrificateurs se termine par cette formule finale qui est : « Au nom du Fils de Dieu, le Souverain Sacrificateur KADMA, Christ du second avènement. Amen ! »
Conclusion
L’un des reproches, fondés d’ailleurs, qui ont été faits à l’Église Évangélique des Sacrificateurs était de n’avoir pas mis par écrit sa doctrine et qu’elle continuait à être enseignée et vulgarisée oralement avec, à la longue, tous les risques de déviation, d’hérésie, d’interprétation abusive, ce qui pourrait lui ôter toute son originalité, surtout en cas d’absence ou de disparition physique de son Fondateur.
C’est pourquoi, nous avons mis à la disposition du peuple sacrificateur et du public, intéressé par notre doctrine pour raison de recherches ou de curiosité, cet ouvrage intitulé : La doctrine de l’Église Évangelique des Sacrificateurs qui reprend et explique d’une façon on ne peut claire les grandes de l’enseignement et de la théologie du Souverain Sacrificateur KADIMA.
La doctrine des sacrificateurs, comme nous l’avons souligné dans l’introduction, étant une matière très délicate de par sa source « la Révélation », de par les prophéties y relatives, des enseignements du Souverain Sacrificateur KADIMA en tant que prophète de Dieu ayant un message à transmettre à l’humanité et une mission à accomplir, ne peut être expliquée dans un temps et dans un espace déterminé, et en plus dans un seul ouvrage.
Vous avez le privilège de tirer des enseignements dispensés par le Souverain Sacrificateur KADIMA lui-même en tant que révélé de Dieu, sujet et objet de la Révélation génitrice de cette doctrine.
La doctrine de Jésus-Christ a fait son chemin après sa mort et a atteint même les coins les plus reculés de la planète. Il en sera de même de la doctrine du Souverain Sacrificateur KADIMA qui est un évangile éternel. Car, celui qui avait envoyé Jésus-Christ et qui a éternisé son Évangile et sa doctrine, c’est celui-là qui a envoyé aussi le Souverain Sacrificateur KADIMA et qui pérennisera son Évangile et sa doctrine.
L’Église Évangélique des Sacrificateurs est née donc de la Révélation de Dieu à un homme, KADIMA. Elle n’est pas une Église schismatique. Elle est prophétique, indépendante et apocalyptique. Elle a une doctrine et une théologie particulières différentes de doctrines chrétiennes et autres, mais dont elle est l’accomplissement.
Nous interdisons formellement à toute personne, sacrificatrice ou non, d’ajouter, de modifier ou de retrancher des idées aux enseignements du souverain sacrificateur KADIMA parce qu’inspirés.
Note de la commission théologique
De façon imagée, nous pouvons dire que la doctrine est pour l’Église ce qu’est la sève pour un arbre et le sang pour le corps humain. Un arbre sans sève ou un corps dépourvu de sang fane et meurt. Il en est de même pour une Église, si elle n’a pas de doctrine qu’elle professe et qu’elle respecte, elle ressemble à une association des malfaiteurs.
Le Prophète KADIMA, rappelé auprès et par celui qui l’avait envoyé, laisse derrière lui une Église spirituellement et sacerdotalement réédifiée, impeccablement structurée et parfaitement organisée ; un patrimoine doctrinal solidement et fondamentalement ancré dans la mémoire des sacrificateurs ; un peuple foncièrement uni par la foi en Souverain Sacrificateur KADIMA, comme Christ du second avènement et fidèlement soumis à la loi de la sainteté.
Nous, en tant que ses disciples, choisis parmi tant d’autres, garants et dispensateurs de sa doctrine, nous avons juré de marcher sur les traces de ses pieds, de respecter et de faire respecter sa volonté, d’appliquer et de faire appliquer ses instructions, bref de pérenniser l’œuvre salvatrice qu’il a laissée et pour laquelle il s’est sacrifié toute sa vie : ‘est cela notre devoir sacerdotal le plus absolu.
Réunis du 13 au 19 novembre 2001 à la colline Sacrée BUSHALE BUAMBA, siège social de l’Église, dans une commission théologique dénommée « Les quarante », sous la houlette du Représentant légal, le Révérend Sacrificateur BAKENGE KADIMA LUSE, nous avons toiletté cet ouvrage du Souverain Sacrificateur sur le plan de la syntaxe et de la grammaire, c’est-à-dire de la forme, sans toucher au fond qui reste indemne.
Nous espérons que les générations futures qui viendront après nous prendront soin de garder jalousement intacts le béton doctrinal et le soubassement théologique sur lesquels repose l’Église Évangelique des Sacrificateurs, de les professer, de les vulgariser, car ils sont l’avenir de l’humanité entière.
Nous avons fait ce travail, inspiré et assisté par l’Esprit omniprésent du Souverain Sacrificateur KADIMA, travail que nous léguons par la même occasion aux générations futures comme fruit et preuve de notre foi, de notre fidélité et de notre engagement vis-à-vis de la réalité parousiale que nous vivons aujourd’hui et que nous aurons dignement vécue après notre mission terrestre.
La doctrine de l’Église Évangélique des Sacrificateurs c’est donc cette source intarissable d’eau vive et d’enseignements à laquelle chaque sacrificateur est tenu permanemment de boire pour le raffermissement de sa foi et la protection de sa vigueur spirituelle.
C’est la sève vivifiante qui nourrit notre foi et la base sur lesquelles est bâtie notre conviction. C’est le cordon ombilical qui lie le peuple sacrificateur tout entier au Souverain Sacrificateur KADIMA.
En tant qu’ apôtres et messagers de la Parousie, nous restons déterminés, devant Dieu et devant les hommes, à porter très haut l’étendard de la sainteté et la Bonne Nouvelle de la Parousie. Et, quelles que soient les circonstances, nous jurons, en âme et conscience, de rester fidèles à la Parole de Dieu de KADIMA et à la doctrine sacrificatrice et de servir l’Église Évangélique des Sacrificateurs jusqu’au dernier jour de notre vie sur cette terre.
Enfin, nous renouvelons notre CONFIANCE, notre FIDÉLITÉ et notre ESPOIR en Dieu du Souverain Sacrificateur KADIMA pour des siècles et des siècles. Gloire et honneur au Fils de la Parousie, Souverain Sacrificateur KADIMA, Fondateur de l’Église Évangélique des Sacrificateurs, notre patriarche et fondement de notre foi.