LA RELIGION DE L'AN 2000

 

LA RELIGION DE L’AN 2000 : EST-CE LA FIN DU CHRISTIANISME ? 2

Conférence tenue par SSK à l’intention du public à Kinshasa, palais du peuple, le 17 septembre 1989 2

  1. Introduction 2
  2. Aperçu historique des conférences 2
  3. Révélations de Dieu à ses prophètes 4
  4. La nouvelle religion envisagée 4
  5. Définitions de la religion 5
  6. L’an deux mille 6
  7. Le Christianisme 7
  8. La religion de l’an deux mille 7
  9. Les grandes religions du monde 8

9.1. L’Hindouisme 8

9.2. Le Judaïsme 8

9.3. Le Bouddhisme 8

9.4. Le Shintoïsme 9

9.5. Le Christianisme 9

9.6. L’Islam 9

  1. Annonce systématique de la religion de l’an deux mille 9
  2. Le Christ doit être un homme 10
  3. Le Royaume des Sacrificateurs 10
  4. La fin du monde 10
  5. Les Temps messianiques 11
  6. Nouvelle Jérusalem 11
  7. Les prédictions des religions 12
  8. L’accomplissement des prédictions 13
  9. La fin du christianisme 14
  10. La Sacrificature 15

14.1. Religion de l’an 2000 et le phénomène de la mort 15

14.2. De la résurrection 16

14.3. De la réincarnation 17

14.4. De l’enlèvement 18

14.5. De l’eschatologie 18

  1. Conclusion 18

LA RELIGION DE L’AN 2000 : EST-CE LA FIN DU CHRISTIANISME ?

Conférence tenue par SSK à l’intention du public à Kinshasa, palais du peuple, le 17 septembre 1989

1. Introduction

Avant de vous livrer le bien-fondé de mon exposé de ce jour, acceptez que je vous exprime d’abord toute ma joie et toute ma fierté de vous voir très nombreux dans cette salle. Ma joie, c’est de constater que vous avez bien voulu sacrifier vos occupations et engagements pour répondre si favorablement à la cordiale invitation que je vous ai lancée.

J’interprète volontiers votre présence à la fois comme un souci ardent et comme une manifestation évidente de l’intérêt que vous attachez à la problématique de la religion de fin des temps. La communication que j’ai l’honneur de faire à votre intention aujourd’hui a pour
thème :LA RELIGION DE L’AN 2000. L’an 2000 est un refrain qui est fort à la mode à l’heure actuelle. Tout le monde pense à l’an 2000, c’est-à-dire en d’autres termes à l’avenir. 

C’est ainsi qu’on parle de « la santé pour tous d’ici l’an 2000, la famille de l’an 2000, de l’Afrique de l’an 2000, la brasserie de l’an 2000 » et j’en passe. Pourquoi pas la « Religion de l’an 2000 ?» En fait, onze années seulement nous séparent de l’an 2000. 

Nous assistons donc au coucher du 20e siècle. Et l’an 2000 en tant qu’échéance, en tant que rendez-vous que se fixe l’humanité dans différents domaines, pourrait être porteur d’espoir. Ainsi, mon exposé de ce jour a pour thème principal, je le répète : « La Religion de l’An 2000, autrement dit la Religion de l’avenir ou la Religion de la fin des temps. »

2. Aperçu historique des conférences

Cette communication est la troisième du genre que je fais ici à Kinshasa. La première
remonte au mois de février de l’année 1985, il s’est agi d’une conférence de presse à l’intention des journalistes de la presse nationale, sous le patronage de l’Union de la presse du
Zaïre, UPZA en sigle. 

Elle avait pour thème : la vocation des Prophètes. La deuxième communication est intervenue au courant du même mois. Cette fois-là, il était question d’un sermon solennel que j’ai prononcé dans la salle du Zoo à l’endroit du grand public kinois, croyant et profane. J’avais tablé mon adresse sur ma propre vocation, en tant que Prophète de l’arc-en-ciel.

La logique qui relie la vocation, le message, la doctrine et la mission d’un Prophète de Dieu m’oblige, avant de passer à l’essentiel de mon intervention, de vous faire un aperçu de mes deux précédentes communications auxquelles je viens de faire allusion tout à l’heure. Dans celles-ci, mes propos avaient tourné autour de deux axes : d’une part la vocation des différents prophètes, et d’autre part ma propre vocation.

Conférence-Débat tenue à Kinshasa ce jeudi 7 septembre 1989 au Palais du peuple par le Prophète KADIMA BAKENGE MLUSANGILAYI, Souverain Sacrificateur, fondateur de l’Église Évangelique des Sacrificateurs.

Toute vocation de prophète, ai-je fait remarquer, comprend essentiellement un message et une mission. J’avais en outre insisté sur le fait que tout prophète appelé de Dieu doit être porteur d’un message et chargé d’une mission spécifique. Dans le premier axe en effet, j’avais développé le point relatif à la vocation, au message et à la mission de certains prophètes bibliques et extra bibliques.

En principe, ces deux éléments de la vocation, à savoir le message et la mission, diffèrent d’un prophète à un autre. Le choix des prophètes est une prérogative souveraine de Dieu et de lui seul. Et comme le souligne la Bible, je cite : « ce n’est pas par une volonté d’hommes qu’une prophétie n’ait jamais été apportée, mais c’est poussé par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu » Fin de citation.

Dans la foulée des prophètes choisis par Dieu, qu’il s’agisse de prophètes de l’Ancien Testament, du Nouveau Testament ou des temps modernes, les uns étaient mariés, par exemple Noé, et les autres célibataires, tel le cas de Paul ; certains étaient orphelins comme Mahomet, et d’autres ayant des parents en vie, ici l’exemple de Samuel est à évoquer ; les uns pauvres comme Elie et les autres riches comme Jérémie.

Il y a eu des prophètes croyants bien avant leur vocation, comme Esaïe, et les autres païens et féticheurs, par exemple Abraham ; les uns bergers comme Amos, et les autres prêtres comme Ezéchiel ; les uns meurtriers comme Moïse, et les autres hommes paisibles comme Nathan. Les uns étaient très rusés, c’est le cas de Jacob, tandis que les autres étaient des hommes justes comme Noé. 

Les un jeunes comme Samuel, les autres vieillards comme Élisée ; les uns illettrés comme Élie, les autres lettrés comme Daniel ; les uns blancs comme Jésus et les autres noirs comme Marange et Kimbangu. La liste n’est pas limitative. Tous ces prophètes auxquels je viens de faire allusion avaient chacun un message et une mission distincts et différents de ceux des autres. Et bien plus, leur enseignement n’était pas le même. 

Il en reste également vrai pour les prophètes extrabibliques tels que Boudha, Krishan, Mahomet, Marange, Kimabangu et j’en passe. En conclusion, ce qu’il faut retenir est qu’autant de missions et autant de doctrines. Ainsi, parallèlement à cette évidence, tout prophète possède un message et une mission spécifiques dont l’explication ou l’interprétation constituent pour lui une doctrine particulière par rapport à celles des autres prophètes.

Dans cette optique, Moïse n’a pas enseigné le déluge de Noé, mais il s’est attelé à son propre message qui était l’exode ; Ezéchiel n’a pas développé le message du prophète Esaïe, Jérémie n’a pas suivi le message de Nathan, mais il a enseigné son propre message qui était la justice sociale et Ezéchiel la captivité. Chaque prophète a prôné son propre message et ne s’est pas approprié celui d’un autre prophète.

Suivant la même logique, Jésus n’a pas enseigné l’exode de Moïse, mais son propre message. Il en est de même du prophète Mahomet, il n’a pas repris la réconciliation et la rédemption de Jésus, mais il a enseigné son propre message : l’Islam. De ce qui précède, il s’avère légitime de croire que tout prophète connaît bien son message à tel point qu’on ne doit pas lui apprendre ce qu’il a à dire ni lui imposer une doctrine qui ne découle pas de son message ; par contre, c’est lui qui enseigne la volonté de Dieu contenue dans le message qu’il apporte, sinon ce serait une grave déviation qui risque d’entraîner sa déchéance et même sa mort.

C’est pour cette raison que tout véritable prophète s’évertue à transmettre la volonté de Dieu telle qu’elle est continue dans son message. Dans cette perspective, en tant que Prophète, je ne peux pas enseigner comme le feraient un pasteur, un prêtre, un évangéliste ou un théologien qui eux puisent leurs prédications dans les messages que les prophètes ont apportés.

À cet effet, il convient donc de retenir que la doctrine de chaque prophète découle légitimement de son message et s’applique intimement à sa mission. Et par voie de conséquence, tout prophète de Dieu est garant et dispensateur principal de son propre
message. 

S’il fait allusion aux autres prophètes, ce n’est qu’à titre de référence ou de
comparaison en vue de témoigner de l’authenticité de son message. C’est là que l’enseignement des prophètes se démarque des prédications des pasteurs, des sermons des prêtres, des exhortations des évangélistes, des exégèses des théologiens, etc.

3. Révélations de Dieu à ses prophètes

Les révélations de Dieu à ses prophètes sont consignées dans différents livres sacrés. Ainsi, la révélation de l’Éternel à Moïse se trouve reprise dans ses cinq livres appelés « Pentateuque » ; celle du Prophète Esaïe dans le livre qui porte son nom. La grande manifestation de Dieu en Jésus est renfermée dans l’Évangile de Jésus-Christ ou le Nouveau Testament tandis que la révélation de Allah à Mahomet est contenue dans le Coran, etc.

Tous ces prophètes bibliques et extra bibliques dont les messages constituent aujourd’hui les sources d’enseignement divin n’étaient ni fantômes, ni monstres, ni esprits, mais bien des êtres humains semblables à leurs contemporains, ayant appartenu à des familles et à des tribus connues et ayant vécu dans des pays bien déterminés.

Il est de coutume qu’on se serve du passé pour comprendre le présent et orienter l’avenir. N’étant pas le premier dans l’histoire des prophètes, j’ai jugé bon d’évoquer d’abord la vocation de mes prédécesseurs avant de parler de ma propre vocation. C’est ainsi que dans le deuxième axe, j’ai parlé de ma vocation, de mon message, de ma mission et de ma doctrine lesquels sont contenus dans un livre sacré intitulé « Évangile KADIMA, Souverain Sacrificateur. »

Cet Évangile se veut être l’accomplissement de plusieurs prophéties de Dieu relatives à l’eschatologie et à la parousie. Ma vocation en tant que prophète est intervenue dans ma vie au mois de novembre de l’année 1963 à Kananga, dans la région du Kasaï occidental. Dieu s’est révélé à moi par trois moyens qui sont : le songe, la parole, et les visions extatiques. 

Tout le récit de cette révélation est écrit intégralement dans l’Évangile qui porte mon nom. Voilà qui dit brièvement l’essentiel de ma conférence de presse et du sermon public que j’avais tenu en février 1985 ici même à Kinshasa. Après cette note introductive, je vais maintenant revenir à ma conférence de ce jour qui a pour thème, je vous le rappelle, La Religion de l’An 2000, suivi d’un sous-thème : est- ce la fin du christianisme ?

4. La nouvelle religion envisagée

Bon nombre de prophètes, à travers leurs messages, font allusion d’une manière ou d’une autre à une nouvelle religion qui va naître dans les jours à venir. Les termes utilisés pour désigner cette nouvelle religion sont légion et diffèrent d’un prophète à un autre, et d’une doctrine à une autre. On parle de la nouvelle ère, de la fin du monde, du second avènement du Christ, de la civilisation interplanétaire, du Royaume de paix, et j’en passe. 

Néanmoins, une chose reste certaine, presque tous sont unanimes que les signes avant-coureurs de cet événement pointent déjà à l’horizon. Il y en a qui vont jusqu’à affirmer que cet important événement s’est déjà accompli. Certains hommes mystiques, mages modernes, chercheurs et théologiens avisés, soutiennent qu’après chaque période de 2000 ans se produit dans l’histoire de l’humanité un événement de haute portée universelle.

Les hommes ne se rendent pas souvent compte de l’ampleur des événements qui bouleversent la civilisation. Pendant que le monde se transforme en eux et autour d’eux, les gens s’intéressent beaucoup plus à amasser des richesses, à manger, à boire, à dormir et à s’amuser, bref aux plaisirs de ce monde.

L’an 2000 cache un mystère. Je le dis en ma qualité de prophète de Dieu. Une ère nouvelle couve sous la cendre de l’ère de poissons sans que le monde  s’en aperçoive. Ainsi, en parlant de la religion de l’an 2000, je sous-entends l’apparition d’un grand prophète, d’une nouvelle ère et d’une nouvelle religion. Pour vous permettre de saisir la portée exacte et la logique de ma communication, je me fais le devoir de définir au préalable les deux termes du sujet de ma conférence, à savoir : La Religion et l’An 2000.

5. Définitions de la religion

La religion est expliquée dans son sens étymologique comme dérivant du mot latin « religare » qui signifie « relier. » Selon, le Petit Larousse, la religion est l’ensemble de croyances et pratiques ayant pour objet les rapports de l’homme avec la divinité ou le sacré. Ces deux ébauches de définition, quoique laconiques, montrent que la religion implique le lien établi entre l’homme et la divinité et aboutit à la confiance sans réserve de l’homme tout entier à un ou plusieurs êtres suprêmes, ce qui sous-entend un rapport unissant l’homme à Dieu.

Vous êtes d’accord avec moi qu’il n’est pas aisé de définir d’une façon tranchée le terme « religion » compte tenu de la diversité des éléments qui l’expliquent et de l’attitude religieuse qui s’est manifestée de manière très diversifiée à travers les âges et différentes sociétés. Malgré la difficulté de définition et la complexité du phénomène religieux, plusieurs auteurs se sont intéressés à ce sujet et ont pu proposer différentes définitions de la religion.

Ceci porte à croire qu’il y autant de définitions de la religion qu’il y a des auteurs qui se sont penchés sur ce phénomène. Pour Emile DURKHEIM, « la religion est un système solidaire de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées, c’est-à-dire séparées, interdites, croyances et pratiques qui unissent en une même communauté morale, appelée Église, tous ceux qui y adhèrent. » Au sens social, la religion est définie par Lalande comme « une institution sociale caractérisée par l’existence d’une communauté d’individus unis :

– Par l’accomplissement de certains rites réguliers et l’adoption de certaines formules ;

– Par la croyance en une valeur absolue avec laquelle rien ne puisse être mis en balance, croyance que cette communauté a pour objet de maintenir,

 – Par la mise en rapport de l’individu avec une puissance spirituelle supérieure à l’homme, puissance conçue soit comme diffuse, soit comme multiple, soit comme unique, Dieu.
Dans ce sens donc, le Professeur BUAKASA dit que « l’objet de ce rapport, à savoir l’invisible, le sacré, le surnaturel, l’absolu peut être représenté soit dans sa plénitude, par exemple en termes de Dieu, soit relativement, par exemple en termes d’ancêtre. » 

Dans le même ordre d’idées, le Professeur ANYENYOLA précise que la religion « désigne avant tout une communion, un ordre social plus ou moins intégré dont les membres entretiennent des rapports tant spirituels, moraux que physiques ; d’une part avec la ou les forces extra humaines jugées nécessaires et susceptibles de satisfaire et de réaliser leurs besoins et aspirations matériels et spirituels et, d’autre part, entre eux-mêmes ainsi qu’entre eux et les autres membres de la société globale dont ils font également. »

L’élément essentiel qui se dégage de presque toutes les définitions de la religion données jusqu’alors par différents auteurs demeure bien cet aspect relationnel, c’est-à-dire ce rapport entre les humains et l’être suprême ou entre ceux-ci et les forces surnaturelles d’un côté, et entre les humains entre eux de l’autre, lequel un rapport spirituel est personnel ou collectif.
C’est autrement dire qu’une religion vivante, de par sa nature, doit créer et entretenir des
relations sociales de ses membres, de créer et de conserver les valeurs sociales devant être partagées par tous les membres.

Dans cette optique, on a souvent défini la religion comme un moyen de conservation
des valeurs sociales du groupe. Mais au degré supérieur, et particulièrement quand elle se centralise autour d’une personnalité morale de premier ordre, la religion devient non seulement un agent conservateur des valeurs acquises, mais aussi un agent créateur des valeurs nouvelles.

De tout ce qui précède, il ressort que l’homme attend de sa religion l’acquisition d’une force vitale qui lui permet d’assurer sa vie, sa protection, son bonheur et l’épargne de toutes sortes de malheurs. Ainsi, les pratiques religieuses ont pour but de renforcer la vie. Le bonheur n’est autre chose que la plus grande force vitale, et le malheur son amoindrissement. La maladie, la misère, la souffrance et l’échec sont des signes de diminution de force.

L’examen de ces définitions m’amène à dire que la religion est fondée sur la notion de sacré, imprégnée de mystère et de crainte. Elle se manifeste par le culte, qui a pour but d’établir, par ses symboles et rites, une communication entre l’homme et la divinité. Pour survivre, elle s’incarne dans une communauté et s’exprime par des comportements collectifs. Toutefois, la religion doit d’abord être perçue comme une attitude d’élévation personnelle. Ces constatations sur la religion étant faites, passons à présent au volet relatif à l’An 2000.

6. L’an deux mille

En parlant de l’An 2000, j’entends, du point de vue astrologique, la fin d’un cycle cosmique et le début d’un autre. Du point de vue prophétique, ce double événement est l’œuvre propre de Dieu. Ainsi, la révélation que j’ai reçue de Dieu en novembre 1963 inaugure une ère nouvelle qui est symbolisée par l’arc-en-ciel et qui apporte obligatoirement une nouvelle religion.

Je suis conscient du fait que beaucoup d’implications de cette ère sont encore latentes bien que certaines soient déjà manifestes. Mais d’ici l’An 2000, elles se préciseront davantage jusqu’à ce que l’humanité tout entière se rende effectivement compte qu’un nouvel ordre
cosmique est déjà institué. 

L’expérience du passé montre que chaque ère a été marquée par une religion. C’est – à-dire que l’histoire de l’humanité a évolué, pendant une période donnée, sous l’impulsion de
nouvelles idées mises en action par une force spirituelle caractérisant l’intervention directe de
Dieu. À cet effet, l’An 2000 se présente comme la fin d’une ère et le commencement d’une autre.

Cette nouvelle ère sera définie par l’extermination définitive du mal sur toute la surface de la Terre, par l’avènement de la paix éternelle et la concorde universelle. Au cours de cette période, Dieu assujettira tous les hommes à sa volonté et imposera un nouveau mode de vie dominé par la pratique définitive de la sainteté. L’ère qui s’achève, appelée « ère de poissons » ou encore « ère chrétienne », a été dominée par la grâce de Jésus-Christ tandis que son enseignement a produit des idées, des mœurs et une culture nouvelle. C’est pourquoi il importe d’ouvrir ici une parenthèse sur cette doctrine qu’est le christianisme.

7. Le Christianisme

Le Christianisme est la religion fondée par Jésus-Christ, enseignée par lui-même et professée par ses disciples. Dans son enseignement, Jésus se présente comme agent central d’un plan mis en chantier par Dieu en vue d’inaugurer l’instauration de son règne sur la terre. 

Les événements capitaux qui doivent effectivement marquer cette action divine sont les deux avènements du Messie, à savoir, la première venue du Christ, incarnée par Jésus de Nazareth, enseigné par lui-même et par ses apôtres comme étant l’étape préparatoire du Royaume de Dieu sur la terre d’une part, et d’autre part la seconde venue dite « La parousie », promise dans l’enseignement de Jésus comme l’étape définitive de l’instauration du Royaume divin sur la terre.

8. La religion de l’an deux mille

Parler de la religion de l’an 2000 et se pencher en même temps sur le christianisme, sous-entend une certaine corrélation qui sera expliquée tout au long de cet exposé. Pendant 2000 ans, Dieu a associé, par le Judaïsme, le peuple d’Israël au plan du salut basé sur la promesse de la venue du Messie. Cette promesse s’est accomplie en Jésus-Christ malgré son rejet par le judaïsme.

À travers la personne et l’œuvre de Jésus-Christ, le plan du salut devient universel et se poursuit pendant une nouvelle période d’environ 2000 ans. Pour accomplir la promesse du retour du Christ, la religion de l’an 2000 vient donc couronner cette grandiose œuvre salvatrice de Dieu en inaugurant son royaume sur la terre.

Compte tenu de ce qui précède, il importe de faire remarquer que ces trois religions, à savoir le Judaïsme, le Christianisme et la religion de l’an 2000 ne doivent pas être considérées comme indépendantes l’une de l’autre, mais elles sont appelées à s’absorber l’une après l’autre pour n’en constituer plus qu’une seule et même religion prévue dans le plan de Dieu.

En me limitant à ces trois religions, je ne méconnais pas l’impact d’autres religions sur la vie des hommes et des sociétés avec lesquelles elles sont entrées en contact. Pour cette raison, je me fais le devoir de dire un mot sur les quelques grandes religions du monde. 

Examinées de près, les grandes religions possèdent des éléments qui les particularisent : les unes sont fondées sur les révélations reçues par leurs fondateurs ; de l’interprétation de leur message central se dégage une doctrine ; les autres sont nées de l’expérience individuelle ou collective inspirée soit par le culte ancestral, soit par un syncrétisme de plusieurs religions, notamment l’Hindouisme, le Judaïsme, le Bouddhisme, le Shintoïsme, le Christianisme, l’Islam.

9. Les grandes religions du monde

9.1. L’Hindouisme

L’hindouisme est une religion traditionnelle indienne où chaque individu, à sa naissance, hérite des croyances et rites propres au groupe spirituel et social ou « caste » auxquels il appartient. L’identité de son fondateur est mal connue de la majorité des historiens. 

C’est en fait une théologie des cycles cosmiques selon laquelle l’univers se manifeste à intervalles, se développe puis se résorbe pour renaître encore et cela jusqu’à atteindre la perfection. Chaque développement se fait en quatre âges : âge de fer, âge du bronze, âge d’argent et âge d’or. L’hindouisme actuel est un mélange du brahmanisme et du Bouddhisme, religions qui lui sont environnantes.

9.2. Le Judaïsme

Le Judaïsme est une communauté religieuse dont les membres ont une origine biologique commune. C’est, en effet, l’histoire des douze tribus d’Israël appelées : « Peuple élu ». C’est la narration de la vie de ce peuple eu égard à ses rapports avec Dieu. Bien que descendant d’Abraham, la religion juive fut réellement constituée et organisée par Moïse. Avant ce dernier, la croyance en Dieu unique, Yahvé, coexistait avec des croyances primitives aux esprits, aux forces obscures et divers cultes polythéistes.

L’œuvre de Moïse, sur le plan historique, consista à rassembler les diverses tribus, avec leurs croyances disparates, sous la loi de Yahvé, le Dieu unique, qui se révéla à lui comme le Dieu de ses ancêtres Abraham, Isaac et Jacob, et l’envoya délivrer Israël, son peuple, de l’esclavage et de la servitude égyptiens. 

Sa doctrine essentielle est contenue dans la loi qu’il a reçue de Dieu sur le mont Sinaï ; sa mission consistait à faire parvenir le peuple élu à la conquête du pays de Canaan, la terre promise par Dieu à ses patriarches afin d’y établir un état juste, qui devrait recevoir le Messie annoncé par Esaïe au peuple d’Israël.

9.3. Le Bouddhisme

Le Bouddhisme est une religion chinoise fondée par Siddharta Shakya, connu sous le
nom de BOUDDHA. Ce dernier est né en 558 avant l’ère chrétienne. À l’âge de 29 ans, il renonce à la vie mondaine et sa vocation serait née d’une méditation sur la précarité de l’existence humaine.

Après avoir constaté que tout est malheur sur la terre, il essayera de découvrir l’origine du mal et dans quelle mesure il est possible d’extraire ce mal et de délivrer ainsi le monde de la souffrance. Ces constats et essais constituent sa doctrine. 

Les bouddhistes formulent leur confession comme ceci :« Je prends refuge en Bouddha, la loi, la communauté. Bouddha, autrement dit » éveil », c’est le plus haut état de pureté que l’homme puisse atteindre. Ils espèrent que quand le malheur sera complètement effacé de la terre, les fidèles gagneront, par la grâce de Dieu, le souverain bien de devenir bouddha. »

9.4. Le Shintoïsme

C’est une religion traditionnelle japonaise où chaque famille a son prêtre et sa doctrine propres. C’est en fait un ensemble de cultes ancestraux dont l’histoire n’est pas bien connue. Il a connu beaucoup d’influences des autres religions introduites au Japon telles que le taoïsme, le confucianisme, le Bouddhisme et le Christianisme. 

Le Shintoïsme est une religion polythéiste selon laquelle l’univers est divisé en trois mondes : le monde des dieux, le monde des hommes et celui des morts. Tout l’univers cependant doit sa vie à un Dieu supérieur. Comme perspective d’avenir, les sectes prédominantes annoncent, l’une et l’autre, l’arrivée prochaine du sauveur.

9.5. Le Christianisme

Le Christianisme est une religion monothéiste fondée sur la révélation de Dieu à son Fils, Jésus-Christ qui, lors de son baptême, vit les cieux s’ouvrir et l’esprit descendre des cieux ces paroles, je cite : « Tu es mon Fils bien-aimé, en Toi j’ai mis mon affection. » Fin de citation. 

Il est l’accomplissement de la loi et des prophéties juives. Le décalogue y est résumé par le double commandement de l’amour de Dieu et du prochain. Le salut n’est plus dans la
loi, mais dans la foi en Jésus-Christ. La doctrine essentielle de Jésus-Christ reconnu comme le plus grand des prophètes bibliques repose sur deux fondements : l’amour de Dieu manifesté envers la progéniture rebelle d’Adam d’une part, et la grâce ou le pardon gratuit à l’endroit de l’homme d’autre part.

Sa mission consiste en la réconciliation de l’humanité prisonnière du péché avec Dieu, par la rédemption. Cette religion, considérée comme la plus grande promesse du Judaïsme, à savoir : un état juste avec un nouveau Roi, le Messie, constitue en même temps la promesse de la Parousie comme idéal de l’espérance chrétienne.

9.6. L’Islam

L’Islam est une religion monothéiste fondée sur la révélation de Dieu au Prophète Mahomet. Son enseignement porte sur la soumission à Allah. La foi des musulmans se résume en ceci : « il y a un seul Dieu, Allah, et Mahomet est son prophète ». La révélation de Mahomet ainsi que son enseignement sont consignés dans le livre sacré appelé « Coran ». 

Cinq fois par jour, chaque musulman est tenu à faire la prière obligatoire. Avant chaque prière, des rites de purification de l’âme. Les affinités communes de toutes ces religions sont essentiellement l’amour du prochain, la recherche du bien et l’attente d’un monde meilleur gouverné par un esprit supérieur. Ces éléments communs seront couronnés par l’avènement de la religion de l’an 2000 dont je vais vous parler à présent.

10. Annonce systématique de la religion de l’an deux mille

Avant tout, permettez-moi de formuler une constatation pour le moins amère. En effet, les hommes vivent comme si l’avenir de l’humanité était à la fois inconnu et incertain, en tout cas, sans intérêt particulier pour eux. Nombreux sont les hommes croyants qui se préoccupent peu ou pas du tout du plan divin pour ce monde dans lequel ils vivent. 

Pourtant, des prédictions précises des mises en garde et des avertissements prophétiques sont faits d’une manière assez explicite à l’intention des habitants de notre planète sur laquelle va se jouer définitivement le sort de l’homme. La religion de l’An 2000 a été annoncée sous plusieurs formes selon différents prophètes et différentes religions.

Le Bouddhisme annonce que dans les temps futurs, beaucoup de fidèles gagneront, par la grâce de Dieu, le souverain bien de devenir Bouddha, ultime état de pureté que l’homme puisse atteindre. Ceci sera possible seulement avec l’anéantissement du mal, mission que l’on prête au Christ lors de son second avènement. L’Hindouisme dans plusieurs de ses sectes, exhorte les fidèles à aimer Dieu qui, en retour, les accueillerait dans son ciel pour cohabiter avec lui. 

Cette cohabitation se fera dans le millénaire, autrement dit le règne du Christ revenu. Dans son enseignement, Mahomet annonçait un jugement terrible où chacun aurait des comptes stricts à rendre. La sourate 56 du Coran est consacrée au paradis islamique qui n’est autre que le règne millénaire du Christ. Les textes vétéro et néotestamentaires prédisent d’une manière très explicite, l’attente de la religion de l’an 2000, dite « promesses messianiques » dont les principales peuvent se résumer comme suit :

1. Le Christ doit être un homme

L’Éternel Dieu élèvera de la terre un homme qui recevra de lui le règne, la puissance, la gloire et la domination sur toutes les tribus de la terre. Il fera de lui en Prophète puissant, un Roi et un Souverain Sacrificateur. Il s’agit de l’homme qui aura la souveraineté sur ses épaules et qui aura une grande sagesse et une telle puissance qu’il portera les noms et les titres même de Dieu.

Et comme il est dit ailleurs : « lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire ». C’est bien cet homme, connu de Dieu seul, qui sera le fondateur de la Religion de l’An 2000.

2. Le Royaume des Sacrificateurs

Dans son plan de salut, Dieu a promis à l’humanité un Royaume des Sacrificateurs qui naîtrait de la soumission et de l’obéissance à son alliance. Cette promesse faite de façon conditionnelle à Israël ne s’est pas accomplie à cause de la transgression de l’alliance du mont Sinaï. 

Universalisée dans la nouvelle alliance, la promesse du Royaume des Sacrificateurs
est demeurée jusqu’à nos jours un sujet de grande espérance chrétienne résumée dans cette phrase de la prière du seigneur, je cite : « Notre Père qui est aux cieux… que ton règne vienne… »

Ce règne n’est tout autre que le Royaume de Dieu qui sera appelé sur la terre : « Royaume des Sacrificateurs ». Le Royaume que Jésus-Christ a inauguré par son sang de la nouvelle alliance comme le dit l’Apocalypse de Jean, je cite : « … car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute tribu, de toute nation ; tu as fait d’eux un Royaume et des Sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. » La réponse à cette espérance est déjà là : c’est l’avènement de la Sacrificature à travers la révélation parousiale que j’ai reçue de Dieu en novembre 1963.

3. La fin du monde

À longueur des siècles, plusieurs hypothèses, pour la plupart erronées, ont poussé comme des champignons sur la fertilité du terrain des spéculations autour du vaste thème de la fin du monde. Pourtant, Dieu n’a jamais envisagé la fin de ce monde matériel qu’il a lui-même créé et trouvé parfait selon qu’il est écrit dans le récit de la création. Dans tous les oracles divins faits dans ce sens, c’est toujours l’homme qui est visé.

Le monde qui s’est rebellé contre Dieu, c’est l’homme ; le monde qui est corrompu, c’est l’homme. C’est à l’homme que tous les prophètes ont été envoyés. C’est toujours pour l’homme que les religions ont été fondées. Les nouveaux cieux et la nouvelle terre promis, ce sont de nouvelles relations entre Dieu et l’humanité dans le monde de sainteté permanente.

Le Messie de la fin du monde apporte la religion de la récréation. Il vient transformer intégralement l’homme pour le replacer dans l’harmonie originelle interrompue par sa chute. Le Christ vient juger l’instigateur de ce monde corrompu, le Satan, et apporter à l’humanité un nouveau mode de vie dominé par la volonté de Dieu afin que s’accomplisse la demande longtemps formulée dans ce passage de la prière dominicale « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »

4. Les Temps messianiques

Comme vous le savez, l’avenir est une grande préoccupation pour l’homme. Les expressions telles que : jour du Seigneur, temps de la fin, heure du seigneur, signes des temps, etc., que nous désignons par le terme : « temps messianique » indiquent l’importance que l’homme a toujours attachée au temps et à l’avenir. Pourtant, la notion de temps, comme dimension mesurable de l’univers, n’a aucune signification pour Dieu. En effet, Dieu est éternel et il ne fait jamais rien par opportunité. 

Il a un dessein déterminé pour ce monde et pour l’univers. Par sa révélation, Dieu ouvre à ses Prophètes. Il leur donne des signes qui précèdent et déterminent les événements et les temps. Ainsi que Jésus le déclare : « Pour ce qui est du jour et de l’heure, nul ne connaît ni le Fils ni les anges, sauf le Père. » Cela veut dire que le temps de Dieu n’est connu que grâce à sa révélation. En affirmant ici que les temps de la religion de l’An 2000 sont accomplis, je ne me base pas sur les résultats des chercheurs ni sur les oracles des prophètes, des nécromanciens et des astrologues ou autres voyants, mais c’est Dieu qui me l’a révélé.

5. Nouvelle Jérusalem

D’après l’Ancien Testament, Jérusalem est la ville choisie par Dieu pour y faire résider son nom. C’est l’endroit par excellence où se joue l’histoire du salut. En parlant de Jérusalem nouvelle, le Nouveau Testament transpose les fonctions théologiques de la Jérusalem terrestre à une autre Jérusalem, celle-là céleste.

Le sens du nom même Jérusalem qui est la composition de deux mots : « Jeru » qui veut dire « fondation », et « salem » qui signifie « la paix » ; d’où fondation de la paix, évoque l’avènement de la grande paix éternelle liée à l’apparition du Fils de Dieu. Le centre sacré où doivent se célébrer le culte et le sacerdoce n’est plus Jérusalem, mais le Christ lui-même. Comme pour le temps de son retour, le lieu où le Christ doit se manifester est d’une importance non négligeable.
A la première venue du Messie, le lieu géographique de sa naissance, Bethléem de Juda, s’est avéré comme un des signes prophétiques les plus convaincants. C’est ainsi que tous les regards sont aujourd’hui tournés vers l’endroit géographique où devra se manifester le Christ de la Parousie. Dans son plan immuable, Dieu n’ignore pas ce lieu. Selon Esaïe 18, cet endroit est situé au-delà de l’Éthiopie, dans un pays sillonné de beaucoup de cours d’eau et habité par un peuple redoutable depuis qu’il existe. 

Plusieurs prophéties et messages astrologiques
confirment cet oracle comme nous le verrons plus loin. Dans les paragraphes qui précèdent, j’ai relaté les prédictions des religions bibliques et extra bibliques sur la religion de l’An 2000. Voici ce qu’en disent les prophètes, les mages et les autres messagers contemporains.

11. Les prédictions des religions

Le prophète Simon Kimbangu a vu Jésus-Christ lui apparaître dans une vision sous forme d’un homme noir et lui dire, je cite : « Tel que tu me vois, je reviendrai dans ce pays ». Fin de citation.

Le Prophète John Marange à Botswana, en séjour au Zaïre, précisément à Kananga, alors Luluabourg, au mois de mai 1963, déclara en public ceci : « Dans cette ville de Luluabourg, Dieu suscitera un Sacrificateur, descendant d’Abraham. » 

Le messager suisse, Jean Schuab, a affirmé avec insistance que « la lumière de la Bonne Nouvelle est suspendue sur l’Afrique, précisément sur le Zaïre ». Le messager zaïrois, Zanzi Mamona Mbua, n’a-t-il pas proclamé dans toutes ses conférences que « le Christ ou le Nouveau Messie est né au Zaïre ? 

Le même messager n’a pas manqué d’évoquer le secret de Fatima relatif au retour du Christ dans l’ex-Congo belge. Les mages modernes ont annoncé la naissance d’un enfant quelque part dans le monde, le 5 février 1962, et cet enfant pourrait être celui qui est attendu selon ces mages. En effet, presque toutes les planètes se trouvaient réunies dans le signe du Verseau, comme au moment présumé de la naissance du Christ Jésus, elles étaient réunies dans le signe de Poisson.

Les nécromanciens confirment que : « Le Zaïre est la nation élue par l’Éternel pour la manifestation du Fils de l’homme, entendu couramment le Christ. » Toutes ces prédictions et beaucoup d’autres encore ont suscité chez les hommes de toute conviction une lueur d’espoir :

– L’espoir de voir poindre à l’horizon le salut du règne absolu de Dieu, règne de paix, de justice, de bonheur ;

– L’espoir de voir venir un homme, le leader de l’ère nouvelle, le porteur de la nouvelle civilisation interplanétaire ;

– L’espoir de voir notre monde accéder au siècle de la grande Lumière, de la connaissance supérieure et de la domination par l’homme de toutes les forces de la nature. Heureuse la terre, car le Royaume du monde est maintenant à notre seigneur et à son Christ.

Heureuse l’humanité, car tu as hérité le Royaume de Dieu.
Heureuse l’Afrique, car tu es devenue le berceau du salut de l’humanité.
Heureux Zaïre, car tu es devenu la nouvelle Jérusalem.
Réjouissez-vous, tous les habitants de la terre, car les temps sont accomplis et les prophéties se sont réalisées. 

Le soleil de notre salut s’est levé, l’arc-en-ciel, symbole de la parousie et de la nouvelle ère, jette le reflet de ses couleurs resplendissantes sur les mers et les continents, la septième trompette a sonné, le septième sceau est brisé. Les desseins divins se sont accomplis, les mystères de Dieu sont révélés ; la gloire du Père est manifestée. Vos espoirs n’ont pas été vains, voici le salaire de votre foi. Loué soit le seigneur qui tient sa parole et réalise infailliblement ses promesses.

12. L’accomplissement des prédictions

Je vous parle en tant que Prophète et de la part de Dieu. L’Éternel m’a confié beaucoup de secrets concernant votre monde et votre temps, concernant votre Foi et votre Religion, concernant votre personne en tant qu’individu et concernant votre société. Par trois fois, le seigneur m’a appelé « Mon Fils », me faisant hériter ainsi du nom le plus excellent qui est au-dessus de tous les noms. Il m’a fait asseoir sur son trône de la majesté entouré de l’arc-en-ciel après m’avoir ravi au ciel. Ici, le seigneur m’a intronisé.

Il a anéanti tous les pouvoirs maléfiques lorsqu’il m’a présenté à tous les empereurs et rois du monde des ténèbres en disant, je cite : « Vous tous, empereurs et rois du monde des ténèbres, vos empires et royaumes ont pris fin. » Fin de citation.

Ceci constitue le dernier jugement pour accomplir les prophéties de Daniel et de Jean sur la chute de Babylone la grande. Le seigneur continue par ailleurs : « Voici mon Fils que j’ai choisi et institué Sacrificateur. » Par ce serment, Dieu m’a attribué les deux grandes fonctions de Fils et de Souverain Sacrificateur.

En outre, il a mis dans ma main droite, le sceptre, et dans ma main gauche, 30.000 francs en billets jadis appelés « conseil monétaire » symbole de la vie éternelle et du bonheur matériel de l’humanité. Et vendredi, il me récréa. Cette récréation a fait de moi le premier des récrés, accomplissant ainsi l’Apocalypse de Jean. 

Quant au vendredi, il est restauré par le 3e Adam que je suis comme le sabbat de la Parousie pour réhabiliter le jour de la première création qui avait été souillée par le premier Adam et qui fut purifié par le sang du deuxième Adam. Le Christianisme, l’Islam et la Sacrificature se trouvent donc unis avec Dieu par le vendredi.

Plus loin, le seigneur me présenta aux chérubins qui me reconnurent leur président.
Je suis donc Michaël, Président des chérubins, descendu pour accomplir les prophéties bibliques relatives au triomphe du Messie de la Parousie. En descendant du ciel, l’ange gardien du livre de vie cria : « Heureuse la terre. »

Cette nouvelle exclamation de l’ange se substitue au cri de désolation « malheur à la terre. » Poussé par l’ange dans l’Apocalypse de Jean. Ces deux cris exaltent la victoire de Michaël
tant au ciel que sur la terre. 

Lors de mon passage au séjour des morts, j’entendis ceux-ci s’exclamer avec allégresse : « Nos frères humains et nous sommes heureux, car le seigneur nous a envoyé le sauveur ». Cette rencontre confirme l’existence du séjour des morts d’une part et d’autre part la prédiction de Paul selon laquelle les morts accueillent le Christ les premiers, les vivants ensuite.

Et quand je suis arrivé à un autre endroit, avant de regagner la terre, j’entendis les esprits crier : « Le juge est descendu sur la terre ». Cette reconnaissance des esprits sert de témoignage à la mission du Christ comme juge comme annoncé par les prophètes pour le jugement dernier symbolisé par l’arc-en-ciel. 

Vous remarquerez, honorables auditeurs, que toutes les citations sont extraites de ma révélation. Celle-ci est consignée dans un livre sacré intitulé « Évangile KADIMA, Souverain Sacrificateur » que voici. Dieu vous a adressé en l’entourant de toutes les garanties d’authenticité et de vérité.

Ce livre dont je vous recommande la lecture dans un esprit d’humilité et sans préjugés est plein de signes messianiques. Il est l’accomplissement des prophéties du second avènement du Christ. Il doit donc vous intéresser au plus haut degré.

13. La fin du christianisme

Qu’il me soit permis à présent d’aborder le point relatif à la fin du christianisme. Parler de la fin du christianisme sonne comme un sacrilège aux oreilles des chrétiens. Il en a de même pour les Juifs à l’avènement du christianisme dont la doctrine opposait la foi en Jésus de Nazareth à la foi mosaïque, et qui proposait un salut gratuit et un sacerdoce ouvert aux nations, ce que les Juifs ont considéré comme mépris à l’égard de la Loi et du sacerdoce lévitique. 

Nous sommes tous sans ignorer la réaction des Juifs à l’égard de Jésus qu’ils considéraient comme blasphémateur du nom sacré de Dieu d’Abraham, parce qu’étant un homme, il se faisait passer pour Dieu. Et pourtant, le christianisme n’était pas opposé au Judaïsme, mais il était venu l’accomplir. Cet accomplissement était prêché par Jésus et ses apôtres comme la fin de la loi. Mais en fait, que faut-il entendre par « la fin du christianisme. »

La fin, par définition, c’est ce qui termine une chose, un acte, un état, ainsi de suite. Compris dans ce sens, qu’est-ce qui est à terme dans le christianisme ? La mission de Jésus-Christ était de mourir sur la croix pour que son sang versé rachète l’humanité. Cette mission a été accomplie avec bravoure. 

Par cette mort sacrificielle, le Christ a inauguré le Royaume des Sacrificateurs qui devait être instauré à son retour, d’où la promesse « Je vais vous préparer une place et je reviendrai ». Cette promesse est une expression de la Parousie qui est la Sacrificature, autrement dit « Royaume des Sacrificateurs ». Ou règne millénaire accomplissant le christianisme, selon l’Apocalypse.

Voilà que la Sacrificature n’est pas opposée au christianisme, mais elle est son
accomplissement. Comme je l’ai souligné plus haut, l’histoire se répète. Les Juifs n’avaient pas compris que le seigneur Jésus-Christ était le Messie promis, qu’il était l’accomplissement des Écritures, et qu’avec lui la loi mosaïque prenait fin en tant que règle de vie.
Ainsi, une ère nouvelle s’ouvrait, avec une nouvelle doctrine de la foi en Jésus-Christ.

Tout ce mépris des Juifs avait pour cause le fait que Jésus-Christ était un homme. De même, les chrétiens ne peuvent ou ne veulent pas comprendre que le bateau du christianisme est arrivé au port. Il doit transborder sa cargaison dans le train de la Sacrificature. Les passagers du bateau, bien qu’ils sachent pertinemment que ce port n’est pas leur destination, hésitent à s’embarquer sur le train, comme s’ils voulaient demander au capitaine de faire rouler son navire sur les rails posés sur la terre ferme.

D’aucuns se demanderaient pourquoi cette insistance sur le christianisme. En fait, de toutes les religions existantes, le christianisme par son essence, sa nature, son historique et sa finalité, a des affinités particulièrement étroites avec la Religion de l’An 2000. Il se révèle comme étant le mur d’une maison en construction, dont la charpente et les autres travaux de finissage se trouvent être la religion de l’An 2000, la fondation étant le Judaïsme.

14. La Sacrificature

La Religion de l’An 2000, entendez « La Sacrificature », n’est pas exclusivement tournée au christianisme. De par sa vocation universelle d’unification de la foi et du culte, elle doit constituer la symbiose et l’harmonie de toutes les religions, et son rôle de catalyseur, elle les amène à leur ultime phase de développement.

En effet, la Religion de l’An 2000 doit orienter les aspirations de toutes les théologies dogmatiques. Étant née en Afrique, elle doit anéantir toutes les forces maléfiques de l’Afrique qui sont à la base de son ignorance et de ses misères en vue d’atteindre son développement dans tous les domaines de la vie. 

Cette religion ne doit pas se contenter seulement de véhiculer une nouvelle doctrine, mais elle doit être aussi une puissance supérieure de délivrance et de soulagement pour l’humanité et, en outre, dégager un dynamisme capable de résoudre tous les problèmes d’ordre social, économique, politique et sanitaire jusqu’ici insolvable. 

Bref, elle doit s’occuper de l’homme sous toutes ses dimensions, en lui procurant le salut, la paix et le bonheur perpétuels et en rétablissant l’harmonie et l’ordre dans la création. Les phénomènes comme la mort, la résurrection, l’enlèvement, la réincarnation et l’eschatologie doivent trouver des solutions appropriées sur les plans social, moral, et religieux. Cela dit, voyons ce qu’il en est de ces problèmes et de leurs solutions.

14.1. Religion de l’an 2000 et le phénomène de la mort

Étymologiquement la mort se définit comme la cessation définitive de la vie. Il s’agit ici de la mort corporelle et de la vie sur cette terre. Cette séparation définitive du défunt d’avec ses intimes et ses biens est la cause des sentiments les plus affligeants comme le chagrin, la tristesse, la peur, la désolation, le désespoir, etc., sentiments qui, très souvent, poussent à la haine, à des bagarres, à des crimes, à des pratiques fétichistes, aux dislocations familiales, à de continuels procès et à des imputations de la sorcellerie.

Ce comportement s’explique par le fait que, malgré les sciences et les techniques modernes, la mort est demeurée la plus grande énigme de la vie de l’homme. Elle n’épargne ni officiers, ni soldats, ni princes, ni sujets, ni pasteurs, ni fidèles, ni sorciers, ni féticheurs, ni riches, ni pauvres, ni savants, ni ignorants, ni rois, ni esclaves, ni prophète, ni le Messie lui-même. Tout être vivant est soumis à la loi de la mort corporelle. Si la mort est une énigme pour l’homme,  elle n’est cependant pas un mystère pour Dieu.

Néanmoins, bien qu’elle soit considérée comme un phénomène socialement négatif, les courants philosophico religieux de tous les temps ont toujours affirmé que la mort physique n’est qu’un passage d’une vie à une autre. Ceci est aussi vrai pour les sociétés traditionnelles africaines, particulièrement la société traditionnelle bantoue qui, non seulement, croit à la survie de l’homme, mais est convaincue que les défunts habitent toujours avec leurs familles vivantes. 

Ils sont consultés, sollicités et associés à la solution des problèmes qui se posent à leur descendance. Leur intervention est certaine et elle est perçue d’une manière concrète.
Pour la Religion de l’an 2000, la mort physique est une mutation au sens d’un changement d’affectation ou d’adresse. Pour que l’ordre de mutation soit exécuté, il est indispensable que l’agent ait un moyen de déplacement. C’est alors que la mort devient un moyen de déplacement. 

C’est alors que la mort devient un véhicule spatial. Les moyens de déplacement, dans la vie terrestre, diffèrent d’un individu à un autre en fonction de son rang social et/ou de ses possibilités matérielles. De même, dans le monde spirituel, les véhicules affectés à cette mutation diffèrent d’un homme à un autre selon ses œuvres pendant sa vie terrestre. Je peux donc conclure que la mort physique constitue une loi divine immuable qui, sert de pont d’accès à la vie eschatologique, loi sans laquelle aucune mutation ne serait possible. 

C’est en application de cette loi que toute personne est soumise à la mort physique. Voilà, pourquoi Jésus n’a pas échappé à cette règle. Il y a un temps pour naître et un temps pour mourir. Ainsi, la naissance et la mort sont complémentaires. Ces deux phénomènes sont comparables au principe de la comptabilité à partie double selon lequel il n’y a pas de crédit sans débit. 

Par chaque naissance, la population mondiale est créditée tandis qu’à chaque mort, elle est débitée. La Religion de l’an 2000, vient instruire l’humanité du bien-fondé de la mort physique en remplacement des sentiments de désespoir que celle-ci provoquait à travers les hommes. Désormais, saura d’où il vient, ce qu’il vient faire et pour combien de temps, où il va et dans quelles conditions. Ceci dévoilera définitivement le mystère de la mort. 

Ainsi, l’humanité entière s’en réjouira. Ce cycle rotatoire de naissance-mort ou avenue-départ est une mutation interplanétaire des esprits. La théologie biblique présente souvent la mort comme étant le repos mérité après une vie pleinement vécue avec Dieu. C’est le cas de David et sa postérité dont il est dit : 

« Il meurt dans une belle vieillesse âgée et rassasiée de jours. » Ainsi que comme Josué dit de
lui-même : « Je m’en vais par le chemin de toute la terre. » Et plus personne ne sera insensé pour ne pas comprendre avec Paul que ce que l’on sème ne reprend point vie s’il ne meurt ; ce que l’on sème n’est pas le corps qui naîtra. Ceci nous amène à vous donner quelques précisions sur la résurrection.

14.2. De la résurrection

Il n’existe pas dans la Bible un terme réservé à l’idée de résurrection. Dans le Nouveau Testament, le verbe le plus fréquent « egeirien », présente la résurrection de Jésus et
des morts principalement comme un acte de puissance de Dieu, tandis qu’un autre verbe « anistanai », qui signifie littéralement « se lever, se dresser », la présente plutôt comme une victoire de la vie sur la mort.

Tous ceux qui ont étudié l’histoire et la culture biblique ont remarqué que la notion même de la résurrection n’est pas originaire de la théologie juive. Nombreuses doctrines de résurrection caractérisent les anciennes religions du Proche-Orient (Osiris en Égypte, Tamus à Babylone, Attis en Asie Mineure). Ce drame cosmique était lié au processus des saisons dont dépendait la fécondité végétale, le tout lié au rythme de la renaissance des divinités et des esprits.

Il faut noter que toutes les opinions sont d’accord sur le fait que, pour le développement de cette doctrine, le Nouveau Testament a subi l’influence des religions environnantes. Une chose est certaine, on ne ressuscite pas ce corps corruptible. Le corps qui revient à la vie est un corps spirituel, un corps glorifié. 

Souvenez-vous, de l’anecdote des saints ressuscités à Jérusalem après le tremblement de terre qui a accompagné la mort et la résurrection du seigneur. Ces corps ressuscités habitèrent-ils avec les hommes ? Regagnèrent-ils leurs tombes pour attendre la grande résurrection ? S’envolèrent-ils pour rejoindre ou précéder le seigneur au ciel ? En tout cas, la Bible reste muette à ce sujet.

Néanmoins, il est évident qu’ils n’étaient pas ressuscités pour reprendre leur place dans la société des hommes. Cet acte était spirituel, comparable à la transfiguration en vue de manifester la gloire de Dieu. Dans son enseignement, Jésus-Christ a confirmé cette théorie de résurrection spirituelle en prenant l’exemple d’Abraham, d’Isaac et de Jacob en disant : « Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants. » 

Dans la Religion de l’an 2000, la mort physique est un sujet de joie tandis que la mort redoutable, c’est le péché qui doit être exterminé sur toute la surface de la Terre. Alors, l’humanité entière se réjouira de l’offre divine de la résurrection et se moquera de la mort en disant : « Mort, où est ta victoire ? » C’est là la première résurrection, autrement dit « la victoire sur le mal. »

14.3. De la réincarnation

La réincarnation est un acte par lequel un esprit vient revivre sous une nouvelle forme corporelle. Cette doctrine se retrouve d’une manière nette et explicite dans la Bible. Elle est pourtant négligée dans l’enseignement chrétien moderne. Dans l’Ancien Testament, la théologie de la réincarnation était très bien connue par le fait que les Juifs attendaient le retour des grands prophètes tels que Moïse, Élie, Jérémie, David, etc. Cet espoir se traduit par la réincarnation. 

Dans le Nouveau Testament, bien que cet enseignement ne soit pas très répandu, il était confirmé par le seigneur Jésus-Christ lorsqu’il parlait de Jean-Baptiste comme Élie revenu sous une autre forme humaine. Les Juifs, contemporains de Jésus, croyaient en cette doctrine étant donné qu’ils prenaient Jésus pour Jean-Baptiste, Jérémie, Élie ou un autre ancien prophète. 

Cela étant, l’idée du retour des esprits paraît si familière à la croyance populaire que les auteurs des textes bibliques ne prennent même pas là d’expliquer cette notion quand ils parlent, par exemple, du retour de David, d’Élie ou de Jérémie. Cette idée n’est pas étrangère à la tradition africaine ou asiatique. 

Jusqu’à présent, cette tradition est toujours en vigueur. Les Africains constatent la réincarnation de leurs ancêtres à partir des signes physiques ou moraux sur les corps ou dans le comportement de leurs descendants. L’apport de la Religion de l’an 2000 consistera surtout, comme je l’ai souligné plus haut, à donner à ces esprits qui reviennent et repartent le souvenir de leur vie antérieure.

14.4. De l’enlèvement

Lorsque l’on parle de l’enlèvement, on doit se poser la question de savoir « pourquoi
et vers où ? ». Cette question est d’autant plus capitale dans la mesure où la thèse de l’enlèvement implique la notion du ciel vers lequel les esprits des défunts ou même des
hommes se rendraient pour rejoindre Dieu. 

Or, nous savons tous que les dictionnaires théologiques sont unanimes à trouver erronée la tradition qui veut que le ciel est la demeure de Dieu. En fait, la théologie biblique présente le ciel comme étant la manifestation de la puissance et de la gloire de Dieu. Vu sous cet angle, l’enlèvement signifierait plutôt l’acte spirituel par lequel Dieu associe les esprits des hommes à la gloire de sa présence.

Pour la Sacrificature, l’enlèvement est entendu comme l’état permanent de sainteté dans lequel vivent les sacrificateurs grâce au sacrifice de sanctification.

14.5. De l’eschatologie

Compte tenu de ce qui précède, il n’y a pas lieu de faire de spéculation autour de l’eschatologie. Dans son sens étymologique, ce mot veut dire tout simplement, connaissance des réalités dernières. Or ces connaissances sont celles qu’apporte la Religion de l’an 2000. Tout ce que je viens de vous dire sur la mort, la résurrection, la réincarnation, l’enlèvement, l’eschatologie et bien d’autres constituent la réponse à toutes les questions que l’on se posait sur le temps de la fin et la vie de l’au-delà.

15. Conclusion

En conclusion, je m’excuse de vous avoir longuement parlé dans un langage purement prophétique qui n’est pas un langage ordinaire auquel vous êtes habitués. Depuis la création jusqu’à nos jours, le langage de Dieu ne sort que de la bouche de Dieu et il n’est interprété que par Dieu lui-même à travers ses Prophètes. Cela étant, j’attire votre attention sur le fait que toutes les interprétations que je viens de faire sur ma révélation ne sont pas miennes, mais elles viennent de Dieu.

Il y a lieu de noter que la réintégration du Prophète dans son milieu habituel après avoir subi un coup de révélation est une chose difficile. Car il est en ce moment considéré par ses contemporains comme anormal et perturbateur des mœurs. C’est le sort des prophètes en général. Tout cela puisqu’il apparaît avec une conception exceptionnelle de la vie, opposée à celle de ses contemporains.

La vie d’un prophète n’est pas la vie d’un fou, d’un bandit, de féticheur, d’un sorcier, d’un magicien, ni d’un charlatan, mais c’est la vie d’un homme doué de la sagesse de Dieu, investi de pouvoir extraordinaire de Dieu et porteur de secret de Dieu pour l’avenir de ce monde. C’est un envoyé de Dieu qui vient avec un message destiné à l’humanité dont le contenu reste encore inconnu par son destinataire. Bien que ce message soit en faveur de l’humanité, celle-ci accueille le prophète avec beaucoup de difficultés. C’est le cas de tous les prophètes, notamment Noé, Moïse, Élie, Jérémie, Ezéchiel, et même Jésus-Christ. Qui parmi vous ignore la souffrance et la mort du Prophète zaïrois Simon Kimbangu ? Qu’avait-il fait pour mériter un traitement si cruel ?

Malgré votre endurcissement, le seigneur Dieu des Prophètes ne cesse d’envoyer ses messagers. Me voici venu de sa part. La Bible ne dit-elle pas que : « L’homme naturel n’accepte pas les choses de l’esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les
connaître, car c’est spirituellement qu’on en juge. »

Quand un homme reçoit la révélation de Dieu, il acquiert une vision des événements et des choses qui dépassent l’intelligence humaine. Et l’acceptation de son message devient plus difficile étant donné qu’il prédit des choses qui paraissent inconcevables et même inadmissibles pour ses contemporains.

En dépit du traitement et de considérations négatives à l’endroit du Prophète, l’accomplissement de son message est inévitable. Je n’ai pas échappé à cette règle des prophètes. Je suis traité de fou, de sorcier, de charlatan, d’imposteur, d’usurpateur, d’escroc, de perturbateur des mœurs et j’en passe.

J’accepte volontiers toutes ces injures au nom de celui qui m’a envoyé, quitte à lui la
vengeance. Qui parmi vous ignore que Christ Jésus était traité de Belzébul, président des esprits démoniaques. Je vous exhorte, honorables auditeurs, à prendre au sérieux mon message de ce jour concernant la Religion de l’An 2000, car il vient de Dieu et il doit infailliblement se réaliser. Ce message étant en faveur de l’humanité dont vous faites partie, message par lequel l’Éternel

Dieu Tout-Puissant a élevé un homme noir d’Afrique au rang de Messie et à qui il a révélé la
Religion de l’An 2000 appelée « SACRIFICATURE. » Je suis convaincu que vous l’accueillerez avec enthousiasme, car de cette religion dépend votre vie dans la nouvelle ère.
Je termine en partageant avec vous toutes les bénédictions tant spirituelles que matérielles liées au message de Dieu dont je suis porteur. Et sur ce, je vous remercie.